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DANS UNE MISE AU POINT PARVENUE A FORUM DES AS
La CIME se dit indignée par les propos du pasteur Eric Nsenga de l’ECC
jeudi 23 mai 2019

* Les sociétaires de cette structure invitent tous les leaders religieux à agir en toute responsabilité pour l'intérêt de la nation.

Dans une déclaration le week-end dernier à la presse, le pasteur Eric Nsenga de l'Eglise du Christ au Congo (ECC) avait accusé la Commission d'intégrité et médiation électorales (CIME) d'outrepasser ses compétences et de prendre certaines décisions qui s'écartent de sa mission. Après les propos de ce pasteur, les Chefs des confessions religieuses membres de la CIME haussent le ton. Dans une mise au point mardi dernier, dont la copie a atterri hier à la rédaction de Forum des As, les sociétaires de la CIME ne cachent pas leur indignation. Aussi, affirment-ils, le but des affirmations de ce responsable de l'ECC, aux allures d'une campagne médiatique, est de jeter le discrédit sur leur structure et d'attenter à la cohésion inter confessions religieuses.

Par ailleurs, la CIME ne comprend pas que le pasteur Eric Nsenga ait fait allusion à la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), alors que cette corporation des princes de l'Eglise catholique avait déjà suspendu sa participation depuis près de quatre ans. Exactement le 14 septembre 2014, soit huit jours seulement après la signature de La charte de la CIME. "Curieux tout de même", s'indignent les Chefs des confessions religieuses dans leur mise au point. Ils ne s'arrêtent pas là.

Les auteurs du document en notre possession relèvent des contradictions notoires dans les déclarations du pasteur Eric Nsenga, qui s'est exprimé sous la casquette de porte-parole de l'ECC, alors que cette même église avait déjà suspendu, depuis le 25 mars dernier, sa participation à la CIME. Ce, jusqu'à nouvel ordre. A ce jour, la CIME continue à attendre la convocation, par l'ECC qui en assumait la vice-présidence, d'une assemblée de la plateforme des confessions religieuses, afin de dissiper tout malentendu. Hélas.

Sans vouloir en rajouter à la polémique, les responsables des églises, membres de la Cime, invitent tous les leaders religieux à privilégier l'intérêt supérieur de la nation, plutôt que de verser dans une démarche séparatiste, motivée par des intérêts partisans et dissimulés. Ci-dessous, le texte intégral de ladite mise au point. Grevisse KABREL

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO CONFESSIONS RELIGIEUSES

COMMISSION D'INTEGRITE ET MEDIATION ELECTORALES

CIME MISE AU POINT

Mise au point des Chefs des Confessions religieuses Membres de la CIME en rapport avec les allégations faites par le Pasteur Eric NSENGA NSHIMBA de l'Eglise du Christ au Congo (ECC).

1. Les Chefs des Confessions religieuses rappellent que la Commission d'intégrité et Médiation Electorales (CIME) est une institution qu'ils ont créée en République Démocratique du Congo avec comme mission, la prévention, la gestion et la résolution des Conflits. A ce titre, ils œuvrent dans la tolérance, la cohésion et le respect mutuels, condition sine qua non à la promotion de la paix et de la réconciliation nationale.

2. Les Chefs des Confessions religieuses, membres de la CIME, se disent indignés par la campagne médiatique menée depuis le week-end dernier par le Pasteur Eric NSENGA NSHIMBA, présenté comme Porte-parole de l'Eglise du Christ au Congo (ECC), dans le but de jeter le discrédit à la CIME et de nuire gravement à la cohésion entre les confessions religieuses ;

3. En effet, les Chefs des Confessions religieuses informent l'opinion que c'est depuis le 25 mars 2019 que l'Eglise du Christ au Congo (ECC) leur a notifié sa décision de suspension de sa participation à la CIME. Depuis lors, la CIME a réagi en demandant la convocation d'une réunion de la Plateforme des Confessions religieuses par l'ECC qui en assume la Vice-présidence aux fins de dissiper, conformément aux Saintes Ecritures (Mathieu 18 :15 ; Sourate 49 : 9-10), tout malentendu. Dans l'attente de cette réunion, les Chefs des Confessions religieuses sont surpris par toutes ces déclarations en série dans la presse en ce moment précis ;

4. Les Chefs des Confessions religieuses relèvent avec curiosité les allusions du Pasteur Eric NSENGA à la CENCO qui a suspendu sa participation à la CIME depuis le 14 septembre 2014, soit huit jours après la signature de l'Acte Constitutif de la CIME, tout en gardant des rapports cordiaux et empreints de respect mutuel avec leurs paires des autres Confessions religieuses ;

5. Les Chefs des Confessions religieuses soulignent que la CIME n'est pas une simple structure des techniciens. Elle est plutôt constituée des Chefs des Confessions religieuses qui mettent leur poids dans la balance pour les activités de médiation ;

6. Les Chefs des Confessions religieuses font remarquer également qu'en dehors de l'ECC qui vient de suspendre sa participation jusqu'à nouvel ordre, les six autres Confessions religieuses engagées dans le travail citoyen de la préservation de la paix et qui ont été très actives durant tout le processus électoral, demeurent ensemble, dans une parfaite cohésion ;

7. Les Chefs des Confessions religieuses insistent sur le fait que la CIME n'a jamais outrepassé ses compétences consignées dans sa Charte ;

8. Les Chefs des Confessions religieuses, loin de verser dans une polémique destinée à décrédibiliser la CIME, restent dans leur mission de médiateurs en gardant la même distance vis-à-vis de toutes les parties prenantes au processus électoral et politique, contrairement à ceux qui ont pris un engagement politique avéré ;

9. En cette période postélectorale auréolée d'une paix profitable à tous les Congolais et à la RD-Congo, les Chefs des Confessions religieuses invitent tous les leaders religieux à agir en toute responsabilité pour l'intérêt supérieur de la RD-Congo plutôt qu'à alimenter des divisions pour des intérêts inavoués.

10. Les Chefs des Confessions religieuses exhortent le Peuple Congolais à demeurer dans la prière et à promouvoir la cohésion nationale pour consolider la Paix et l'Unité nationale en cette période postélectorale.

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