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AFFAIRE CORRUPTION AUTOUR DE L’ELECTION DES SENATEURS
Les auditions ont commencé
jeudi 21 mars 2019

Les choses sérieuses ont commencé. La justice s'est saisie de la désormais affaire de corruption autour de l'élection des Sénateurs.Selon le Parquet général près la Cour de cassation cité par Radio Okapi, les auditions ont effectivement débuté. Des hauts magistrats seraient même déjà dépêchés en province pour superviser l'instruction des faits dénoncés et dont le parquet a été saisi.

"Je confirme déjà que dans certains parquets généraux de notre pays, les auditions ont commencé. Le procureur général près la Cour de cassation a déjà décidé de déployer une équipe de hauts magistrats pour aller superviser tous les procureurs généraux qui sont en train d'enquêter et d'instruire sur tous ces dossiers relatifs aux actes de corruption dénoncés. La célérité sera de mise. La répression sera rapide, mais aussi certaine ", a indiqué l'Avocat général près la Cour de cassation, Jacques Melimeli.

L'Organe de la loi devait-il rester indifférent à l'avalanche de soupçons de corruption brandis par des candidats eux-mêmes ?

" Dès qu'un fait infractionnel est dénoncé, le ministère public déclenche l'exercice de l'action publique pour constater l'infraction, identifier les auteurs, les coauteurs et les complices, réunir les éléments de preuve à charge ou à décharge", a expliqué sur les ondes de la radio onusienne, l'AG près la Cour de cassation, Jacques Melimeli.

Mis au courant de la confusion autour des sénatoriales, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a dégainé. Le chef de l'Etat a renvoyé sine die l'élection des gouverneurs de provinces initialement prévue le 30 mars courant. L'installation de nouveaux sénateurs élus le 15 mars suspendue. Le successeur de Joseph Kabila a instruit le Procureur général près la Cour de cassation de pouvoir mener des investigations et débusquer tous les sénateurs qui se sont trempés dans la corruption et les députés provinciaux. Donc les corrupteurs et les corrompus pour qu'ils soient sévèrement sanctionnés. Des décisions que FATSHI a prises à l'issue de la réunion interinstitutionnelle qu'il a présidée en personne le lundi 18 mars.

Mais bien avant l'implication du Président de la République, la demande de report des élections des sénateurs et des gouverneurs de provinces formulée par le Procureur général près la Cour de cessation a été rejetée. Par la voix de son rapporteur, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a brandi son indépendance et les impératifs calendaires pour justifier la fin de non-recevoir réservée à la demande de Flory Kabange Numbi.

Ce n'est pas tout. Expert ès élections internationalement reconnu, Jérôme Bonso avait dénié même au PG près la Cour de cassation la qualité d'agir dans le contexte électoral. "La Cour de cassation n'est pas listée parmi les trois juridictions compétentes pour connaître du contentieux électoral", avait fait remarquer le Président de la Ligue nationale pour les élections libres et transparentes (LINELIT). Pour le patron de la Linelit, les élections devront se dérouler conformément au calendrier publié par la Centrale électorale.

Observateur critique de la scène politique rd congolaise, le Professeur Rémy Musungayi Bampale avait apporté son soutien au Procureur général près la Cour de cassation. Dans sa réaction, il faisait observer entre autres que le Procureur Général près la Cour de cassation est habilité par la loi, en sa qualité d'officier du Ministère public de se saisir d'office de tout fait infractionnel prévu et puni par la loi, notamment la corruption dont les faisceaux d'indices abondent en matière électorale ces derniers temps et partout au pays.

Sur terrain, la réalité était autre. Les allégations de corruption n'en finissaient pas de parcourir le pays. Et certains candidats aux sénatoriales, confrontés à l'ampleur du "phénomène", avaient simplement décidé de se retirer de la course. C'est le cas du professeur et l'ancien Premier ministre, Evariste Mabi Mulumba. Fait suffisamment rare pour être souligné, le "Monsieur" lutte anti- corruption de l'ancien Président et par ailleurs professeur de droit -Luzolo Bambi pour ne pas le citer - avait saisi le Procureur général près la Cour de cassation. En cause, encore et toujours les allégations de corruption. Ce n'est pas tout. La très respectée Eglise du Christ au Congo (ECC) avait menacé de saisir la Justice à propos des mêmes soupçons. La CENCO, par la voix de son secrétaire général et porte-parole, Abbé Donatien Nshole, avait aussi stigmatisé cette corruption à vaste échelle au cours d'une conférence de presse.

Avec le recul, l'implication du Président de la République donne raison au Procureur Général près la Cour de cassation d'avoir écrit au Président de la CENI pour solliciter le report des élections. Ne rien faire aurait sonné comme un manquement grave de l'organe de la loi dans sa mission de rechercher les infractions sur base d'indices à sa disposition.

L'histoire retiendra que Flory Kabange Numbi avait accompli son devoir en prenant ses responsabilités. Didier KEBONGO
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