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MEDIATION DE L’UA AU DIALOGUE EN RDC
Edem Kodjo : des réactions contrastées
mardi 19 janvier 2016

*La " Dynamique de l'Opposition " et le " Front-citoyen-2016 " le déclarent indésirable, la MP acquiesce, l'Udps réfléchit pour donner sa position prochainement. {{C'est depuis samedi dernier que la Présidente de la " Commission " de l'UA Nkosazana Zuma a désigné comme Facilitateur du dialogue inclusif, le Togolais Edem Kodjo, ancien secrétaire général de l'OUA devenue UA, ancien Premier ministre de la transition togolaise et membre du comité des sages de l'UA. Dès son arrivée à Kinshasa, il est appelé à procéder à des consultations avec les différentes parties prenantes au dialogue notamment la MP, l'Opposition et la Société civile. }} Mais avant même que le Facilitateur Edem Kodjo ait commencé ses consultations, les avis des uns et des autres se sont cambrés. La position de chaque camp n'a pas changé d'un iota. Kodjo va prendre la même voie que l'Algérien Said Djinnit, Envoyé spécial du secrétaire général de l'Onu pour les Grands lacs ainsi que les Evêques de la CENCO. Ceux-ci ne sont pas parvenus à rapprocher les points de vue diamétralement opposés des pro et des anti-dialogue. Pas sûr que le Togolais fasse exception. D'autant qu'à l'avance, les anti-dialogue, ceux qui rejettent le principe même d'un tel forum l'ont déclaré indésirable hier. C'est ce qui est sorti de la bouche des tenants de la " Dynamique de l'Opposition " et du Front-citoyen 2016. Ils déclinent avant la lettre l'invitation d'Edem Kodjo. Ils n'iront pas à se rencontre car ils considèrent qu'il vient piéger les élections. {{LES ELECTIONS DANS LES DELAIS CONSTITUTIONNELS }} Ce que la " Dynamique de l'Opposition " et le " Front " cherchent, ce n'est pas un quelconque dialogue mais bien les élections dans les délais constitutionnels, c'est-à-dire en novembre de cette année. Or, dénoncent-ils, dans son communiqué, la Présidente de la " Commission " de l'UA, Nkosazana Zuma ne fait aucune allusion à cette exigence constitutionnelle. Ce qui, pour eux est une entorse grave qui montre qu'il y a anguille sous roche. Ils n'ont pas confiance au Togolais Edem Kodjo qu'il récuse. Quant à l'Udps qui accepte le dialogue sous médiation internationale, il ne s'est pas encore prononcé sur la désignation d'Edem Kodjo comme Facilitateur de l'UA. Selon le porte-parole qui est le secrétaire général adjoint, Me Bruno Tshibala, le parti analyse encore les paramètres ayant concouru à ce choix pour se faire une opinion et donnera son point de vue prochainement. Pour sa part, la MP par la bouche de son porte-parole, Alain-André Atundu Liongo approuve cette désignation. Elle rappelle que ce n'est pas elle qui a posé la condition du Facilitateur international pour le dialogue. Si cela ne dépendait que d'elle, il y a belle lurette que le forum serait déjà clôturé. Le défi du Facilitateur dans les consultations qu'il doit mener avec les parties prenantes, c'est de donner des gages aux anti-dialogue qui le récusent. Il doit montrer que les élections se tiendront dans les délais constitutionnels et que la Constitution du 18 Février 2006 sera respectée comme souhaité. L'objectif étant d'élargir le champ des parties prenantes en ratissant large pour que le dialogue soit effectivement inclusif. Kodjo y parviendra-t-il ou va-t-il mordre la poussière comme d'autres Médiateurs africains avant lui? {{ LA CONFIANCE EST FORGEE PAR LA FORCE MORALE DU FACILITATEUR}} La question reste entière. La confiance à ce niveau est forgée par la force morale du Facilitateur. Très souvent, c'est la moralité du Facilitateur qui est mise à rude épreuve et qui est à la base de contestations de la part des parties prenantes, celles-là même dont il doit rapprocher les divergences. Au début des années Kabila, il y a eu un Facilitateur africain qui a été accepté par toutes les parties prenantes à un dialogue. C'est l'ancien Président botswanais Ketumile Masire qui a piloté le dialogue intercongolais en Afrique du Sud. Il a mis dans la balance sa force de caractère et son flegme pour conduire ce forum à bon port : la signature d'un Accord politique entre parties prenantes qui a conduit à la mise en place d'un nouvel ordre politique, celui de la transition au bout de laquelle il y a eu l'organisation des premières élections multipartites en RDC depuis 1964. Chapeau bas à Ket Masire. Sous le régime Mobutu, plusieurs Médiateurs africains se sont disqualifiés dans la charge. Accusés par l'Opposition de prendre faits et causes pour le camp présidentiel du Maréchal Mobutu Sese Seko. C'est ce qui est arrivé à Aboulaye Wade, Ministre d'Etat du Président sénégalais Abdou Diouf dépêché à Kinshasa fin 91 pour arbitrer les pourparlers Opposition-Pouvoir en vue d'un Accord politique. {{ABDOULAYE WADE RECUSE TRAITE L'OPPOSITION D'IMMATURE}} Wade est tout de suite récusé par l'Opposition qu'il traite d'immature politique. C'est à peine s'il n'avait pas été lynché en quittant Kinshasa de retour au Sénégal. Il faudra bien qu'Edem Kodjo tire les leçons de cette transition mobutienne riche en retournements de veste. Le souhait des Congolais est qu'il soit sur les traces du Botswanais Ketumile Masire. Amener toutes les franges de la nation autour d'une même table et trouver un compromis politique. La matière elle-même relève du casse-tête chinois. Il est question de tenir dans les 10 mois qui restent à la mandature 7 scrutins. Mais il faut commencer par accomplir toutes les opérations électorales et préélectorales dans le même laps de temps de 10 mois en commençant par la révision du fichier électoral. Certains experts électoraux estiment qu'il est quasiment impossible de tenir ce pari donc de respecter les délais constitutionnels. Ce à quoi s'inscrivent en faux des principaux acteurs de l'Opposition dans son ensemble et de la Société civile comme par exemple l'Eglise catholique, Pour eux, les 10 mois qui restent suffisent amplement pour organiser d'abord les élections constitutionnelles, la présidentielle, les législatives et les provinciales. C'est ici où le miracle est attendu de tout Médiateur international au dialogue. Trouver le juste milieu. {{ KANDOLO M.}}
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