PORTRAIT
Martine Bukassa : la première femme vice-ministre de l’Intérieur et Sécurité de la RDC
vendredi 15 mai 2015

Dans les annales de la République démocratique du Congo, son nom restera gravé en lettres d’or. Surnommée ’’dame de fer’’, Martine Bukassa Ntumba - c’est d’elle qu’il s’agit - est la toute première femme à accéder au poste de vice-ministre de l’Intérieur et Sécurité. Le fruit d’une longue lutte pour cette femme qui se veut une patriote avérée. Portrait.

Depuis sa tendre enfance, Martine Bukassa rêvait de devenir une femme active dans l’univers politique. Aujourd’hui, le destin lui a souri en réalisant ses désirs. Présidente du Groupement pour l’Emergence du Congo (GEC), elle a pris part active aux Concertations nationales qui se sont tenues du 7 septembre au 5 octobre 2013 à Kinshasa. Grâce à cette participation active, Martine Bukassa a eu le privilège d’être nommée, le 7 décembre 2014, parmi les sept femmes du Gouvernement de cohésion nationale, en qualité de Vice-ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité.
Fervente admiratrice de Kimpa Vita, de Simon Kimbangu, de Patrice Emery Lumumba et Laurent-Désiré Kabila, ces héros nationaux qui ont payé de leur vie pour défendre les intérêts de leur patrie, Martine Bukassa a toujours milité pour l’unité de la RDC. Révoltée par les multiples menaces de balkanisation de son pays, consécutives aux nombreuses guerres d’agression, cette ’’dame de fer’’ a soutenu plusieurs initiatives susceptibles de favoriser, de prime abord, la cohésion du peuple congolais en proie à la division.

CONTRIBUER A LA COHESION NATIONALE
"Pas étonnant qu’en vraie patriote et artisan de la paix, Martine Bukassa ait accepté de prendre part active aux travaux des Concertations nationales en qualité d’experte de l’Opposition, en vue de contribuer à l’enrichissement des débats et à la cohésion nationale", commente à cet effet Yannick Ngila, un de ses proches collaborateurs.
Aux dires de la vice-ministre de l’Intérieur et Sécurité, ’’la cohésion nationale est d’abord tributaire de l’attention que l’autorité suprême de l’Etat entend accorder à cette initiative’’. Martine Bukassa a toujours voulu à cet effet ’’accompagner ces démarches de réconciliation dans la phase complexe de leur mise en œuvre’’.

ASCENSION POLITIQUE
Originaire de la province du Kasaï Oriental (secteur de Bena Mbaya, territoire de Miabi), cette femme mariée et mère de quatre enfants ne pouvait rester insensible au virus politique qui rôdait dans l’environnement de son mari, ancien collaborateur d’un conseiller du président Joseph Kabila. Les fréquentations directes ou indirectes de son époux ont eu sans doute de l’influence sur ses ambitions politiques.
Saisissant la première occasion, Martine Bukassa entre en politique active en présidant la fédération nationale des femmes de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), parti de Vital Kamerhe. Parallèlement, elle se retrouve propulsée Secrétaire générale de la plateforme « Dynamique des Femmes Acquises au Changement (DYFAC)".
Martine Bukassa est également désignée première Secrétaire exécutive nationale de la Tribune des Femmes Politiques de l’Opposition (TFPO). Elle est, en outre, nommée chargée de communication, organisation et relations avec le Parlement au sein de la plate-forme ’’FPEPA’’, regroupant des femmes extra-parlementaires.

ARTISAN DE LA NON VIOLENCE
"Je suis entrée en politique pour lutter contre l’injustice", confesse-t-elle auprès de ses confidents qui l’ont vue évoluer. Martine Bukassa entend, dès lors, mener son combat contre l’injustice faite à la femme, aussi bien en temps de guerre qu’en temps de paix. Sa méthode ? La non-violence. "C’est une méthode payante, parce qu’elle m’a permis de résister aux assauts de la pire des violences qui puissent exister : le mépris", déclare-t-elle à ’’Forum des As’’.
"C’est dans cette optique que Martine Bukassa a toujours saisi les opportunités qui se présentaient à elle pour défendre la cause de la femme, commente Yannick Ngila. Elle a ainsi participé à de grandes rencontres internationales des femmes politiques où elle s’est illustrée comme le porte-étendard de la défense des droits des femmes opprimées. Et bien souvent, les organisations féminines de défense des droits humains prennent en compte son opinion".
Chrétienne engagée, se voulant pacifique, Martine Bukassa s’appuie sur sa foi et les vertus morales pour surmonter les nombreuses difficultés qui se présentent sur son parcours. "Je ne vise que le bien de la Nation", déclare-t-elle à ceux qui l’interrogent.

UNE FEMME PROLIFIQUE
Fondatrice d’une ONG de développement dénommée ’’Dynamique intégrale de la femme congolaise’’ (DYFCOD), elle prône l’encadrement de la femme et son émergence basée sur la méritocratie, l’éthique et les valeurs morales, ainsi que le respect des droits fondamentaux de l’être humain.
Toutes ces initiatives ne sont pas fortuites. Elles sont consécutives aux nombreuses formations que Martine Bukassa a suivies au fil du temps. Titulaire en fait d’une licence en sciences commerciales et financières, option informatique de réseau, elle détient notamment un certificat en langue anglaise, plusieurs brevets sur le leadership de la femme, sur son autonomisation, sur la Résolution 1325 (relative à l’implication de la femme dans les résolutions des conflits).
Consultante en question du genre, la vice-ministre a aussi bénéficié, dans le passé, de plusieurs autres formations en vue d’approfondir ses connaissances sur la lutte contre la corruption. Mais, ces connaissances ne pouvaient être mises en œuvre sans un appui financier. Raison pour laquelle elle a dû travailler dur dans des entreprises privées, successivement comme agent commercial et chargée de marketing, et finalement comme Directeur financier, avant de créer ses propres affaires grâce auxquelles elle se livre aujourd’hui à la défense des couches vulnérables de la société. Joceline MAYITANGU et Yves KALIKAT

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