DANS UNE LETTRE OUVERTE AU MINISTRE BELGE EN CHARGE DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT
Lambert Mende réplique à Alexandre De Croo
jeudi 26 février 2015

Beaucoup le connaissent par son bagou. Mais, Lambert Mende Omalanaga n’a pas que le verbe. Le déjà légendaire ministre rd congolais de la Communication et des Médias a aussi la plume. Mieux, c’est une plume. Souverainiste par vocation, Lambert Mende abhorre tout ce qui ressemble à du néocolonialisme. C’est sans doute ce qui le pousse à adresser une lettre ouverte au Vice-premier et ministre de la coopération au développement belge Alexandre De Croo. Pour que cette réplique aux « propos polémiques » du libéral flamand De Croo ait toute la solennité voulue, Lambert Mende la signe en sa qualité de ministre de la Communication et des Médias. Forum des As publie l’intégralité de la lettre ouverte du porte-parole du Gouvernement congolais.

LETTRE OUVERTE A M. ALEXANDER DE CR00
Kinshasa, le 25 février 2015
Monsieur le Ministre,
Grâce à l’aimable traduction faite par le journaliste Maroun Labaki, j’ai pris connaissance, comme d’autres compatriotes, de la volée de bois vert que vous avez cru devoir infliger aux autorités de la RDC auxquelles vous avez reproché "des mesures liberticides ", vous insurgeant particulièrement contre des arrestations arbitraires, l’instrumentalisation de la justice ainsi que le blocage d’internet et des réseaux sociaux par lesdites autorités. Passons sur le ton : n’est pas diplomate qui veut...
On aurait pu mettre les propos vitriolés dont le gouvernement qui vous recevait a été gratifié sur le compte de ce mimétisme colonial par procuration auquel d’autres émissaires belges en d’autres temps nous avaient habitués. Il faut, hélas, constater qu’il s’agit tout simplement d’ignorance. Votre discours dans une langue, le néerlandais, que très peu de Congolais maîtrisent, témoigne en effet d’une méconnaissance du fait que le monde a changé depuis l’indépendance de notre pays en 1960 et que les fictions infantiles de Tintin au Congo sont passablement dépassées comme grille de lecture des faits et des idées.
Certes, l’esprit philanthropique qui vous pousse à prendre la défense des populations congolaises qui seraient victimes des sévices est-il louable. Mais j’ai du mal à comprendre pourquoi au moment même où tous les pays du monde, y compris le vôtre, prennent des mesures conservatoires et envisagent un resserrement des législations contre la cybercriminalité, vous vous évertuez à dissuader la RDC, victime de l’extrémisme violent, d’entreprendre cet exercice légitime de vigilance.
Lundi 23 février 2015, à l’occasion du dîner annuel du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), le Président de la République française, M. François Hollande, a déclaré à ce sujet que "les réseaux sociaux font partie de notre monde. Ils doivent faire partie de notre législation. Les propos racistes, xénophobes doivent sortir du champ du droit de la presse pour intégrer le droit pénal ". Vous entendra-t-on, lors d’une prochaine visite en France, adresser des remontrances à ce chef d’Etat européen qui vient, en plus, de dépêcher son ministre de l’intérieur à la Silicon Valley pour placer les majors américains d’Internet devant leur responsabilité en leur exigeant un cahier des charges pour mieux contrôler les applications des réseaux sociaux" ?
Peut-être vous rendrez-vous ensuite au Saint-Siège pour y faire grief au Pape François de ses propos peu après l’attentat de Charlie Hebdo lorsqu’il a déclaré que "l’impératif sécuritaire peut commander que des limites soient apposées à la liberté d’expression" !
Last but not least, il vous faudra aussi envisager d’admonester les autorités américaines et nigérianes qui viennent de prendre la "mesure liberticide" de boucher le compte twitter de Boko Haram au Nigeria...
Je suis sûr, Monsieur le Ministre, que vous n’y pensez même pas. D’où ma perplexité de vous voir édicter depuis les jardins de l’Ambassade belge à Kinshasa un principe d’immunisation des auteurs de délits et crimes commis au moyen de la toile, principe qui ne serait d’application qu’en République démocratique du Congo.
Je suis néanmoins perturbé devant le fait que les présumés pillards des 19 et 20 janvier dont vous êtes devenu l’avocat passionné avaient ciblé quasi exclusivement les intérêts chinois à Kinshasa.
J’ai donc la pénible impression que c’est moins l’intérêt des "pauvres Congolais" que celui de ces groupes mercantilistes rivaux des Chinois qui nous oppose. Plaise à Dieu qu’elle soit fausse !
Lambert Mende Omalanqa
Ministre de la Communication et Médias de la RDC
De nouveaux mandataires à la tête de l’Anapi
L’Agence nationale pour la promotion des investissements a une nouvelle équipe dirigeante. C’est ce qui ressort de l’ordonnance présidentielle rendue publique hier mercredi 25 février sur les ondes de la Radiotélévision nationale congolaise. Les nouveaux membres du Conseil d’administration de l’ANAPI sont les suivants :
- M. Hugues Ntoto (Président du Conseil d’Administration)
- Mme Wivine Matipa Mumba (Directeur général)
- Mme Lisette Miye Mutombo
- M. Christophe Bitasimwa Bayi et
- M. Andre Dodo Balu Makenga
Le Directeur général de l’Anapi sera secondé par M. Aubert Mustapha, Directeur général adjoint.
L’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI) est un Etablissement public à caractère technique, doté de la personnalité juridique et de l’autonomie de gestion. Elle est placée sous la tutelle du Ministre ayant le Plan dans ses attributions.
Conformément aux textes qui la régissent, à savoir la Loi n° 004/ 2002 du 21 février 2002 portant Code des Investissements, et le Décret du Premier Ministre n° 09/33 du 08 août 2009 portant statuts, organisation et fonctionnement de l’ANAPI, celle-ci a pour missions essentielles de : Œuvrer pour l’amélioration du climat des affaires, notamment en faisant un plaidoyer permanent en vue de l’amélioration du climat des investissements et en jouant ainsi, en cette matière, le rôle de Conseiller du Gouvernement central et des Gouvernements provinciaux ; Travailler pour la promotion d’une image positive de la République Démocratique du Congo, comme pays idéal de destination des investissements en Afrique ; Mettre en exergue et communiquer auprès des investisseurs internationaux et nationaux les atouts et les opportunités d’investissements en République Démocratique du Congo dans le dessein de les attirer et ou de susciter en eux le désir d’y investir ; Assurer aux investisseurs divers services destinés à faciliter leur installation au pays et à leur procurer la compétitivité et enfin octroyer des incitations douanières et fiscales aux investisseurs qui présentent les projets d’investissements éligibles au régime du Code des investissements. MOLINA

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