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De crises économiques et d’impacts politiques dans la jeune histoire du Congo indépendant de 1960 à ce jour. Contribution n°3. Période de 1973 à 1990 (suite & fin)
jeudi 7 janvier 2021

(Par KASONGO-NUMBI Kashemukunda, Hydrogéologue. Professeur ordinaire à l'Université de Kinshasa. Ancien député national et ancien ministre. )

Pour calmer la grogne et pour répondre à la pression extérieure, Mobutu n'attendra même pas la fin du quinquennat en 1980. Il organisera, le 15 et le 16 octobre 1977, les élections pour les 30 membres du Bureau Politique du Mouvement Populaire de la Révolution, qu'on appelait " Commissaires Politiques " et 272 "Commissaires du peuple " (députés nationaux). Sur les 30 Commissaires Politiques, 18 sont élus au suffrage universel direct et 12 sont nommés par le Président de la République. Tous les 272 Commissaires du peuple élus pour un mandat de 5 ans dans 100 circonscriptions électorales et le 18 Commissaires politiques quoique appartenant tous au MPR et présentés sur sa liste, seront élus assez librement. Ce sont ces élections plus ou moins crédibles qui donneront des élus au Bureau Politique comme Frédéric Kibasa Maliba, et au parlement comme Etienne Tshisekedi wa Mulumba, Ngalula Pandanjila, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, Protais Lumbu Maloba, et Lusanga Ngiele qui formeront le noyau de 13 parlementaires auteurs de la lettre remettant en cause le parti unique, le MPR de Mobutu. Ils seront arrêtés et relégués dans leurs villages d'origines. Le Commissaire Politique Kibasa Maliba va se joindre à ces députés pour réclamer le multipartisme. Permettez que je vous informe que je fus arrêté en 1982 à la suite de l'arrestation de Kibasa Maliba, de Kungu wa Kumwanza, de Lumbu Maloba et de Lusanga Ngiele comme un de leurs suiveurs. Je fus transféré nuitamment de Lubumbashi à Kinshasa le 14 avril 1982 pour être jeté en prison de Makala le 15 avril avec des amis comme Calenga Mbombo où je connaîtrais les leaders de l'UDPS naissante, Etienne Tshisekedi, Ngalula Mpandajila, Faustin Birindwa, Makanda et autres. Le 11 juin 1982, moi et un groupe d'amis, nous aurons vu nos motifs d'accusation évolué positivement d'atteinte à la sureté extérieure et intérieure de l'Etat, à la propagation des faux bruits puis à l'élargissement pure et simple.

Quant à l'élection présidentielle du 03 décembre 1977, le vote n'était ni libre ni secret. Les électeurs n'avaient, en effet, le choix qu'entre un vote en faveur de Mobutu ou non. Ils devaient, pour cela, prendre ou bien un bulletin "Pour" de couleur verte ou bien un bulletin "Contre" de couleur rouge dans des piles, puis le glisser dans l'urne à la vue de tous, organisateurs, électeurs, agents de l'ordre et des services de sécurité. La proclamation des résultats donna 98,2 % de vote pour Mobutu, 1,2 % contre et 0,6 % abstentions.

Revenons à la situation économique qui s'empirait d'année en année.

Le cours de cuivre qui était tombé dès juillet 1977 à 1101,32 US$ en restant à ce bas niveau jusqu'à la fin de l'année, va monter jusqu'à 1424 US$ la tonne en 1978. Cependant le taux de croissance du PIB resta négatif (-5,35 %). Le malaise social s'accentue.

Début 1978, des jeunes officiers militaires fraichement formés dans de meilleures écoles militaires d'Europe sont accusés de fomenter un coup d'Etat contre le Président Mobutu. 17 personnes sont condamnées à mort. A l'aube du 18 mars, dix officiers militaires et cinq civils sont exécutés : les colonels Biamwenze et Mwepu, les lieutenants-colonels Kalonda, Mwehu et Tshunza, les majors Kalume qui était considéré comme le meneur de la révolte, Panubule, Ngoie et Tsasa, le capitaine Fundi, les citoyens Mburiaba, Kudia-Kubanza, Makani, Matanda et Mbangama. Domiciliés en Belgique, Messieurs Monguya et Kanyonga sont condamnés à mort par contumace. Condamnée aussi à la peine capitale, l'adjudant-chef Brigitte Kisonga était une femme. Sa peine est commuée en perpétuité. Elle sera plus tard graciée.

Le 13 mai 1978, environ 3000 rebelles du FLNC, qui s'était repliés en Angola après leur défaite en mai 1977, entrent au Congo par la Zambie. Ils prennent, le même jour, la plus grande ville minière du pays, Kolwezi. Il faudra 6 jours des combats et surtout la participation des parachutistes Français et Belges avec l'appui logistique américain pour les déloger. Le fait que ces Tshombistes rentrent en bon ordre en Angola et s'y installent près de la frontière avec le Zaïre, poussent Mobutu et ses alliés occidentaux à prévenir une troisième attaque. Pour cela, il sera créé, lors du Sommet Franco-Africain du 23 mai 1978 à Paris, une Force interafricaine (FIA) pour protéger le Zaïre (RDC) sans armée fiable. La FIA sera composée de 1500 Marocains, 560 Sénégalais, 150 Togolais, 50 Gabonais et 200 Ivoiriens.

En juin 1978, une conférence de créditeurs, portant essentiellement sur la façon de prévenir une troisième intervention au Shaba et sur les processus de stabilisation de l'économie zaïroise, s'est tenue à Bruxelles. À moyen terme, les conférenciers exigeaient la mise en œuvre d'un programme d'austérité à Kinshasa, un meilleur contrôle des ressources financières, et la paix avec l'Angola (Körner 1988, in Gabi Hesselbein. op.cit).

En 1979 le cours du cuivre commence à monter dès janvier jusqu'à décembre, il sera, en moyenne de 2169 US$/tonne. Devant cette embellie, le FMI imposa au Zaïre des mesures de contrôle de la gestion de finances publiques. Ce fut le lancement d'un programme de redressement économique du pays d'une période de cinq ans (1980 à 1985). On l'appela " Plan Mobutu ". Le contrôle des ressources financières fut placé sous la surveillance internationale : le FMI envoya Erwin Blumenthal, accompagné d'une équipe de cinq personnes, pour contrôler la Banque Centrale ; le PNUD, quant à lui, délégua Ismail Hakke Battuck pour contrôler le ministère des Finances ; enfin, la Belgique dépêcha Robert Waterinchx pour contrôler les Douanes (Körner 1988, in Gabi Hesselbein. op.cit).

Au matin du 25 décembre 1979, de Gbadolite où il séjournait, le Président Mobutu annonça lui-même que suite à l'inflation galopante que le Zaïre connaissait, les billets de 5 et 10 zaïres n'avaient plus cours légal et étaient désormais remplacés par de nouvelles coupures ayant moins de valeur que les premières. Il dévaluait ainsi le zaïre monnaie de façon masquée pour répondre aux exigences du plan qui portait son nom. Beaucoup d'hommes d'affaires firent faillite et des paysans éloignés de banques et de petits peuples du milieu urbain perdirent toutes leurs épargnes. En effet, la durée de la période d'échange entre anciens et nouveaux billets du zaïre monnaie était limitée à 7 jours (du 25 au 31 décembre 1979) et le montant à échanger contre les nouveaux billets était plafonné comme suit (cfr. la revue on line legrandcongo du 26 décembre 2019):

" 3000 zaïres par personne physique âgée de 18 ans ou plus ;

" 5000 zaïres (dont 50% à verser en compte bancaire) pour les petites et moyennes entreprises;

" 20000 zaïres (dont 50% à verser en compte en banque) pour les autres entreprises de grande dimension.

Il n'y avait pas assez de nouveaux billets, et la police tira à plusieurs reprises sur la foule qui faisait la queue devant les banques et les bureaux de poste qui se montraient dans l'incapacité d'échanger leur argent.

Cette mesure surprise acheva de ruiner la confiance en la monnaie nationale qui se dépréciait et se dévaluait déjà en permanence, laquelle, montrait par cette mesure, qu'elle pouvait aussi se démonétiser sans préavis. Beaucoup pensent que cette mesure du 25 décembre 1979 marque l'origine de la dollarisation de l'économie de notre pays, chaque personne physique ou morale cherchant à se réfugier dans le dollar plus stable et plus rassurant.

A la même époque les populations du Kivu commencèrent à manifester ouvertement et continuellement leur mécontentement suite à l'application des lois de 1973 et 1972 sur les réformes des terres et sur la citoyenneté des émigrés venus surtout du Burundi et du Rwanda qu'ils accusaient d'avoir pris leurs terres. En effet, l'article 15 de la loi n° 1972-002 du 5 janvier 1972 relative à la nationalité zaïroise disposait, en son article 15 : " Les personnes originaires du Ruanda-Urundi qui étaient établies dans la province du Kivu avant la 1er janvier 1950 et qui ont continué à résider depuis lors dans la République du Zaïre jusqu'à l'entrée en vigueur de la présente loi ont acquis la nationalité zaïroise à la date du 30 juin 1960. "

Acculé, le pouvoir dut prendre la loi n° 1981/002 du 29 juin 1981 sur la nationalité zaïroise. L'exposé des motifs stipulait en son point 5 : " Le principe d'acquisition collective de la nationalité zaïroise est rejeté. En dehors de l'hypothèse d'adjonction des territoires prévue à l'article 114 alinéa 3 de la Constitution, la nationalité zaïroise n'est conférée que sur base d'une demande expresse et individuelle. Tirant toutes les conséquences de ce principe, la présente loi, outre qu'elle abroge la loi 72-002 du 5 janvier 1972, annule expressément l'article 15 de ladite loi qui accordait collectivement la nationalité zaïroise à certains groupes, d'étrangers établis au Zaïre. "

Lorsque la pression interne ne fut plus supportable, le gouvernement prit la décision d'augmenter les salaires, ce qui remit totalement en cause l'ensemble des mesures de restriction prises par le FMI. En effet, une augmentation prévue des salaires de 15 % fit exploser le déficit budgétaire qui était prévu à 501 millions de zaïres fut monté à 1,416 milliards de zaïres (Körner 1988, in Gabi Hesselbein. op.cit). L'inflation et la dualité des taux de change continuaient de détériorer ce qui restait de l'économie formelle. En 1981 et 1982, la GÉCAMINES n'était plus capable d'investir dans des machines ou dans des pièces détachées.

Comme aujourd'hui, toute l'économie du pays, était basée principalement sur un seul produit, le cuivre. Ainsi, aucune alternative économique n'avait été développée, le pays avec les restrictions du FMI se retrouvait dans une position bien plus vulnérable qu'avant le Plan Mobutu. Le pourcentage de la production industrielle dans le PIBC avait décliné de 10 % en 1975 à 2 % en 1982. L'économie officielle était engagée dans un processus rapide de disparition. Le pouvoir d'achat du salaire minimum avait chuté de 52 % entre 1975 et 1978, puis encore de 86 % entre 1979 et 1982 (Körner 1988, in Gabi Hesselbein. op.cit).

À partir de 1983, la Banque Mondiale essaya d'imposer, lors des négociations entre le Zaïre et ses créditeurs, une approche à plus long terme, plus orientée vers le développement. Un certain nombre de parties du Plan Mobutu modifié furent réintroduites dans les négociations notamment la réhabilitation des infrastructures de distribution d'eau et d'électricité et les moyens de transport. L'exploitation minière des diamants et de l'or fut libéralisée. Mais les mesures d'austérité sur le budget de l'État devinrent encore plus rigoureuses : 70 mille enseignants furent licenciés et le coût de l'eau, de l'électricité, ainsi que d'autres services de base fut augmenté de façon drastique. En conséquence, la population subit de plein fouet une misère encore plus terrible. En trois mois, en 1983, les prix du manioc augmentèrent de 150 %, ceux du transport de 104 %, ceux de l'énergie de 46 % et ceux des services médicaux de 39 %. Avant le début de 1984, le revenu minimum de survie à Kinshasa était évalué à environ 3000 zaïres par mois. Toutefois, les policiers et les simples soldats gagnaient effectivement 400 zaïres par mois, les officiers des douanes 800 zaïres, et les professeurs et les officiers militaires de haut rang 1 000 zaïres (Banque Mondiale. in Gabi Hesselbein. op.ci). Les salaires réels dans le secteur privé et public représentaient en 1977 respectivement 55,7 % et 46,6 % de leur niveau en 1975. Cependant, en 1983, donc vers la fin du Plan Mobutu, ils ne représentaient plus que 33,8 % dans le secteur privé et 14,5 % dans le secteur public de leur niveau de 1975.

Alors qu'en 1984, le FMI se félicitait du succès zaïrois dans le domaine de la stabilisation macroéconomique qu'il qualifiait de spectaculaire, les tensions sociales commencèrent à se manifester avec violence. Des bombes explosèrent à Kinshasa, tuant et blessant de nombreuses personnes ; deux partis politiques, en exil à Bruxelles, revendiquèrent ces attentats, (Körner 1988 in Gabi Hesselbein. op.ci).

Comme c'est toujours le cas dans notre pays, lorsqu'il y a une crise économique qui frappe durement la population qui manifeste son mécontentement, le pouvoir en place répond, non par la recherche des solutions économiques à la base des mécontentements, mais par des mesures politiques de renforcement du pouvoir et par la répression ! Mobutu réorganisa une nouvelle fois les services secrets et créa un groupe anti-terreur de 20 mille hommes, la Garde civile, qui était destiné à se substituer à la gendarmerie.

En novembre 1984, les rebelles du " Parti Révolutionnaire du Peuple (PRP) " de Laurent Désiré Kabila, un ancien camarade de Lumumba qui avait lancé une guerre souterraine de longue durée dans la province du Kivu, occupèrent la ville katangaise de Moba. Alors que l'armée zaïroise réussit à reconquérir la ville, les troupes de Kabila l'attaquèrent à nouveau en juin 1985 et furent à nouveau repoussées.

Du fait de cette misère, à ces attaques militaires à l'Est du pays, s'ajoutaient des violences, accompagnées de nombreuses émeutes et de grèves. Certaines grèves, comme celle des travailleurs du transport ONATRA, affectaient le pays entier et les émeutes n'étaient pas limitées à Kinshasa. Comme toujours, la répression militaire fut sévère.

Pressentant que s'il ose organiser des élections présidentielles libres, il va certainement les perdre, Mobutu Sese Seko qui était à la fin de son septennat, organisa, comme cela est de coutume, hélas, au pays, une mascarade d'élections présidentielles le 29 juillet 1984. Il se présenta en candidat unique. La présidentielle pris encore une fois, comme en décembre 1977, la forme d'un référendum pour ou contre sa candidature. Les électeurs étaient amenés à choisir entre un bulletin vert "oui" ou un bulletin rouge "non". Mobutu est réélu avec 99,16 % des voix pour et 0,84 % de voix contre !

Les négociations avec le FMI se prolongèrent, mais finalement le régime Mobutu, quoique involontairement, remplit toutes les exigences imposées par le FMI. L'administration publique fut réduite de 13 % en 1984 et de 21 % en 1985. Étant donné que le régime avait déjà dépassé le montant maximal convenu avec le FMI, il ne pouvait plus recourir à ce dernier pour ses dépenses publiques. Le gouvernement va se résoudre à vendre l'un des deux avions appartenant à Air Zaïre, société d'Etat, pour désintéresser, un tant soit peu, ses créanciers du secteur privé.

Le Plan Mobutu qui avait démarré par une désagréable surprise de la démonétisation des billets de 5 et 10 zaïres, se termina par la vente de biens publics pour permettre à l'Etat, qui répondait à toute revendication par la répression, à remplir ses obligations !

Plan Mobutu, échec et mat !

De ces négociations avec le FMI naquit un nouveau programme d'ajustement structurel sur cinq ans. C'est le "Plan Quinquennal de 1986 à 1990 ".

Dans le Plan Quinquennal, l'investissement public devait augmenter de 166 milliards de zaïres et l'investissement privé de 95,3 milliards de zaïres, ce qui, en cumul, représentait environ 4,5 milliards de dollars.

Un code d'investissement encore plus libéral que celui du Plan Mobutu fut introduit en 1987, et le FMI trouva que: " Les politiques économiques du Zaïre sont désormais largement satisfaisantes.".

Cependant, au niveau politique, il devenait de plus en plus difficile pour le régime de rester au pouvoir, des manifestations violentes et non violentes devenaient de plus en plus fréquentes. Pour satisfaire les hommes forts régionaux et locaux, il devenait nécessaire de les acheter par des décisions politiques. C'est hélas la coutume dans notre pays. La répression et la distribution des postes politiques furent les réponses internes apportées aux problèmes posés par les critiques émanant des travailleurs non payés, par les désaccords en provenance de l'administration et par l'opposition politique, interne et externe au Parlement, et en provenance de l'armée. L'incapacité de l'État à satisfaire à l'une quelconque des attentes des populations entraîna l'apparition de formes de protestations politiques plus organisées. Ces protestations étaient conduites en particulier par l'Église catholique, mais d'anciens représentants de l'État commençaient également à exiger des changements avec insistance (Körner 1988 in Gabi Hesselbein. op.ci).

Acculé à l'intérieur du pays par tous ces mouvements de mécontentement et de protestations et surtout par le vent de la perestroïka, Mobutu initia des consultations populaires, le 14 janvier 1990, l'année de la fin du Plan Quinquennal. La réponse du peuple consulté fut la demande de vrais changements dans tous les secteurs de la vie publique. En réponse, Motubu, les larmes aux yeux, va dissoudre le parti Etat, son parti, le Mouvement populaire de la Révolution (MPR) et va instaurer le multipartisme. C'était le 24 avril 1990. Cette date sonnait aussi la clôture du Plan Quinquennal de 1986 à 1990 sur un taux négatif de croissance du PIBC de -6,568 %.

Il faut éviter aujourd'hui de commettre la même erreur de focaliser l'économie du pays sur un seul produit, le cuivre. En effet, en cas de crise économique mondiale qui baisserait son cours, cela va créer d'énormes difficultés économiques, des remous sociaux et des secousses politiques.

Je le dis et je le répète, nous avons du pétrole dans l'océan Atlantique qui peut apporter à l'économie du pays, du jour au le lendemain, plusieurs milliards de dollars annuellement si nous concluons un accord avec l'Angola sous l'égide de l'ONU ; non sur la fumeuse "Zone d'Intérêt Commun" mais sur les limites latérales de nos espaces maritimes. Nous avons aussi des hydrocarbures dans les lacs Albert, Kivu et Tanganyika qu'exploitent déjà les pays voisins avec lesquels nous partageons des frontières sur ces lacs. Le pétrole regorge aussi dans la cuvette centrale. La République du Congo (Congo Brazzaville) va bientôt passer à la phase d'exploitation dans la partie de la cuvette centrale qui lui appartient. Nous exportons seulement 100 mille mètres cubes de bois alors que nous avons plus de 60 % de la forêt du bassin du fleuve Congo. Des pays qui se partagent le reste, moins de 40 %, le Cameroun, le Gabon, le Congo Brazzaville et les autres exportent de 2 à 4 millions de mètres cubes de bois annuellement !

Pour terminer cette contribution sur une note d'espoir, je me console au moins du projet qui vient d'être lancé sur la production de l'hydrogène à partir de notre énorme potentiel hydroélectrique à commencer par le site d'Inga. Il faudrait penser à avoir des productions d'hydrogène, le carburant de demain, sur les autres centrales hydroélectriques du pays (Bobayi-Mbongo, Nzilo, Zongo, etc.) et développer des nouvelles centrales hydroélectriques de production de l'hydrogène sur notre dense réseau hydrographique afin que notre pays soit l'Arabie Saoudite de demain. Battons-nous tous pour qu'il le soit.

La Contribution n° 4 portera sur l'analyse économique de la période de 1990 à 1997.
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