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DENONÇANT LA CORRUPTION, LES DEPUTES FCC HAUSSENT LE TON :
"La majorité parlementaire est déjà bien identifiée" !
mardi 1er décembre 2020

A moins d'un tsunami dans les travées de l'hémicycle, le FCC détient bel et bien la majorité parlementaire comme dans une démonstration de force, 305 députés ont réaffirmé hier leur appartenance à la Kabilie. Non sans avoir dénoncé au passage la corruption dont les élus sont l'objet en ce temps de grand marchandage politique occasion aussi pour les élus FCC de réitérer leur soutien à la présidente de l'Assemblée nationale, Jeanine Mabunda.

Cible privilégiée des attaques de certains acteurs politiques dont des députés nationaux, Jeanine Mabunda peut légitimement compter sur le soutien inconditionnel de sa famille politique, majoritaire à la Chambre basse du Parlement. Dans une déclaration faite hier lundi 30 novembre au Palais du peuple, les élus du Front commun pour le Congo (FCC), ont haussé le ton, avant d'exprimer clairement leur appui à tout le bureau de leur institution. Principalement, à Jeanine Mabunda, présidente de l'Assemblée nationale.

Avec les dents serrées, les élus membres de la famille politique du président honoraire, Joseph Kabila, dénoncent véhémentement le combat (par procuration ?), aux allures d'une guérilla, menée contre une dame, la première élue, dans l'histoire politique de la RD Congo, à exercer la très haute fonction de présidente de la Représentation nationale.

"Il est inacceptable qu'en 2020, la première femme élue à cette haute fonction soit régulièrement victime d'un harcèlement politique d'une extrême violence par des attaques sur sa personne et des remarques sexistes d'un autre âge", grondent les députés FCC, dans leur déclaration.

Sur le même ton de colère et de révolte collective, les parlementaires de la Kabilie dénoncent la campagne d'achat des consciences de certains des leurs, aux fins de faire basculer la majorité, dans la perspective de la refondation de l'action gouvernementale, sur fond de la création d'une Union sacrée, préconisée par le Président Félix Tshisekedi, dans son message de six minutes, adressé le 23 octobre dernier à la nation.

D'ores et déjà, les députés FCC, essaimés autour de Joseph Kabila, autorité morale de leur famille politique, jugent cette entreprise infructueuse, avant de souligner que cette tentative est d'avance vouée à l'échec. Comme pour dire, ils ne sont pas vénaux. Conscients des enjeux politiques actuels, les auteurs de ladite déclaration, sans le dire ouvertement, ne font plus mystère de leur loyauté, plusieurs fois renouvelée à l'ancien Raïs congolais.

LES CORRUPTEURS ET LES CORROMPUS SOUS LA MENACE

Si en politique, tous les moyens supposés bons pour atteindre un objectif, le FCC estime, cependant, qu'il y en a qui avilissent et même asservissent. S'engager résolument dans un changement (mécanique ?) de la majorité parlementaire à coup d'espèces sonnantes et trébuchantes, est tout ce qu'il y a d'insoutenable dans un combat démocratique qui se veut à la régulière. Certes, si le ridicule ne tue pas, il rend cependant son auteur ridicule. User de la corruption et d'autres moyens pas très catholiques, rien que pour faire bouger les lignes à la Chambre basse du Parlement, est somme toute un déni de la démocratie.

Sous réserve de l'évolution de la situation et des résultats attendus, les députés nationaux du FCC, disent détenir toutes les preuves de tentatives de détournement de certains élus des regroupements membres de leur méga famille politique. Aussi, promettent-ils, le moment venu, de brandir ces moyens et ester en justice les corrupteurs et les corrompus.

Toujours en rapport avec la "bataille" pour la nouvelle majorité parlementaire, les Kabilistes soutiennent formellement qu'après les résultats du 30 décembre 2018, le problème ne doit plus se poser en ces termes. "La majorité parlementaire est identifiée pour une législature, conformément à l'article 26 de notre Règlement intérieur, déclaré conforme à la Constitution par la Cour constitutionnelle. Elle est physiquement présente par le biais de signature des 305 députés présents à Kinshasa (…), peut-on encore lire dans cette même déclaration des députés nationaux de l'ancienne plateforme électorale, née en juin 2018 à Kingakati, ferme agro-touristique du prédécesseur de Félix Tshisekedi.

S'appuyant sur le fonctionnement de l'actuel système politique en RD Congo, le FCC requinqué par sa majorité au Parlement, soutient haut et fort que rien ne se fera, ni sans cette même majorité ni contre elle. Aussi, les députés battant pavillon FCC, appellent-ils tous les acteurs institutionnels et politiques à œuvrer dans le sens de garantir la stabilité des structures étatiques et de préserver le pacte républicain. Ce, en évitant toute initiative qui violerait intentionnellement la constitution. Forum des As publie ci-dessous en intégralité, ladite déclaration des élus directs du FCC. Grevisse KABREL et Mathy MUSAU

DECLARATION POLITIQUE DES HONORABLES DEPUTES NATIONAUX DU FRONT COMMUN POUR LE CONGO

Nous, Députés nationaux de la plate-forme politique Front Commun pour le Congo, réunis ce 30 novembre 2020 au Palais du Peuple, siège du Parlement, faisons devant l'opinion nationale et internationale, la déclaration suivante :

1. Réitérons notre soutien indéfectible aux Membres de notre Bureau et particulièrement à l'Honorable Présidente JEANINE MABUNDA LIOKO MUDIAYI à qui nous adressons nos vœux de prompt rétablissement suite à l'accident de circulation dont les causes suspectes ne sont malheureusement pas encore établies. Il est inacceptable qu'en 2020, la première femme élue à cette haute fonction soit régulièrement victime d'un harcèlement politique d'une extrême violence par des attaques sur sa personne et des remarques sexistes d'un autre âge ;

2. Prenons acte de l'ordonnance du Conseil d'Etat rendue le 23 novembre 2020 déclarant irrecevable la requête de notre Collègue Fabrice Puela. Nous saluons cette décision allant dans le sens d'une justice équitable et condamnons la propension frénétique de certains acteurs politiques à recourir au juge dans des domaines institutionnels et politiques qui ne le concernent pas en vertu des principes sacro-saints de séparation et indépendance des pouvoirs. Ces pratiques condamnables de judiciarisation à outrance des questions politiques sont un danger pour la stabilité et l'efficacité de notre système politique ;

3. Condamnons les manœuvres de bas étage vouées à l'échec de certains acteurs politiques bien identifiés pour tenter de changer la majorité parlementaire usant de corruption et de procédés fallacieux condamnables par nos lois récemment évoqués en plénière de notre institution. Vouloir acheter la conscience d'un élu légitime du peuple, c'est affaiblir la bonne gouvernance et la démocratie congolaise et biaiser la volonté du souverain primaire, seul détenteur du pouvoir au terme de l'article 5 de notre Constitution. Avec toutes les preuves de corruption qu'il détient, le Front Commun pour le Congo se réserve le droit d'ester en justice contre le corrupteur et le corrompu ;

4. La majorité parlementaire est bien identifiée pour une législature conformément à l'article 26 de notre Règlement intérieur déclaré conforme à la Constitution par la Cour Constitutionnelle, elle est physiquement présente par le biais des signatures des 305 députés présents à Kinshasa, reprise en annexe de cette déclaration et le sera chaque fois que de besoin comme pour les différents votes au sein de la plénière. Affirmons qu'au vu du fonctionnement de notre système politique, la majorité parlementaire identifiée pour le Front Commun pour le Congo assumera ses responsabilités et rien ne se fera légalement contre elle et sans elle ;

6. Appelons tous les acteurs institutionnels et politiques à œuvrer pour la stabilité des institutions et la préservation du pacte républicain en ne prenant pas des initiatives qui énerveraient les dispositions de notre unique loi suprême, notre loi des lois à savoir la Constitution. Le respect de la Constitution s'applique à tous sans exception ;

5. Saluons l'organisation prochaine par notre institution de la 48ème Assemblée plénière virtuelle du Forum Parlementaire SADC par notre pays, le 4 et le 5 décembre 2020 prochain, pour la première fois depuis la création de cet organe de notre Communauté Economique Régionale d'Afrique Australe. C'est une marque de confiance importante envers notre pays, notre peuple dont nous sommes les représentants légitimes et notre institution ;

7. Lançons un message d'encouragement à nos forces armées et de sécurité qui jour et nuit ne cessent de lutter pour notre intégrité territoriale et la protection de nos compatriotes et de leurs biens;

8. Réitérons notre appartenance sans faille au Front Commun pour le Congo, à son Autorité Morale, le Président de la République honoraire, JOSEPH KABILA KABANGE et aux valeurs qu'il défend pour le bien-être de nos populations.
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