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Covid-19 : Des efforts doivent être conjugués pour renforcer la formation du personnel soignant
lundi 30 novembre 2020

Le programme national de la santé de la reproduction (PNSR) et l'Ecole de santé publique de Kinshasa ont organisé le jeudi 26 novembre un atelier de dissémination des résultats de l'analyse rapide de la capacité du PNSR/DPS Kinshasa à offrir le service intégré de SSR/PF dans le contexte de la pandémie de la Covid-19.

Le constat est qu'il y avait une faible capacité à offrir les soins de manière sécurisée. Il faudra s'adapter au contexte en utilisant les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) concernant les normes au niveau national. Il faut donner aux structures de santé les moyens nécessaires pour leur permettre d'anticiper les événements au lieu de subir comme avec la Covid-19, a souligné le Prof Éric Mafuta.

Présentant les résultats de cette étude, le Prof Eric Mafuta de l'ESP a fait savoir que les objectifs étaient notamment, d'évaluer la capacité des structures de santé à différents niveaux du système de santé provincial à maintenir la continuité des services SR/PF dans le contexte de la COVID-19. Ce, y compris au niveau communautaire où il faut identifier et analyser les facteurs liés à la prestation et à la qualité des services SR/PF, à l'approvisionnement au niveau provincial, à la disponibilité des intrants SSR/PF au niveau des ZS. Mais, également aux ressources humaines et au système d'information mise en place pour s'assurer de la continuité de services essentiels de SSR/PF au niveau des structures de santé de la province de Kinshasa.

Aussi, d'analyser les questions de SSR/PF, y compris la prise en charge de soins post avortement et les personnes vulnérables sont prises en compte dans le plan provincial de riposte contre la COVID-19. Il s'agit de formuler des recommandations, y compris le développement d'un guide opérationnel pour orienter le PNSR-Provincial à sélectionner, à prioriser et à maintenir des services essentiels de SSR/PF de qualité dans le contexte du COVID-19.

Selon le prof Eric Mafuta, ses conclusions sont regroupées par thématique. Concernant le leadership et gouvernance, il y a lieu de noter que la rédaction des directives, qui n'a pas atteint le niveau opérationnel, plus de deux mois après sa rédaction et le manque d'instructions claires. Les facteurs de cette situation sont, entre autres, le manque de ressources pour la vulgarisation ainsi que la lenteur de la voie de diffusion. A ce sujet, l'investigateur principal a recommandé notamment l'activation de voies de diffusion et de communications sanitaires express (NTIC->internet).

S'agissant des ressources humaines, ce scientifique a relevé le manque d'adaptation de la pratique selon le contexte. Les facteurs sont le manque de procédures (directives) en la matière et la probabilité de manque de ressources nécessaires pour s'adapter au contexte d'épidémie. A ce niveau, il a proposé la rédaction de procédures de l'offre de soins dans le contexte d'urgence et la nécessité de formations des prestataires de soins en offre de soins en temps d'urgence.

Quant à l'offre de services et de soins, le prof Éric Mafuta a noté les faibles capacités de services à offrir les soins de manière appropriée au contexte de la pandémie et la non prise en compte de toute la hiérarchie du système dans la réponse et la mise en risque des prestataires et patients/visiteurs au niveau de formation sanitaire. Il a préconisé la rédaction et la vulgarisation de procédures de l'offre de soins dans le contexte d'urgence, à pré-positionner certains équipements de base à différents niveaux du système, à intégrer tout le système de santé dans la riposte (dépistage et référence de cas). Ainsi que l'approvisionnement en médicaments et équipements.

Comme recommandations, Pr Eric Mafuta a évoqué l'amélioration du fonctionnement du financement du système de santé… et Intégrer tout le système de santé dans la riposte.

En ouvrant ces assises, le secrétaire général au ministère de la Santé a fait savoir que la santé de la mère et de l'enfant durant la pandémie de covid-19 constitue une priorité pour son ministère. Il était nécessaire, selon lui, de capitaliser les résultats de cette étude. Car, selon lui, "nous sommes appelés à vivre avec la covid-19 pendant longtemps", a-t-il reconnu.

Pour sa part, la directrice de PNSR a souligné l'importance de cette étude qui permet à sa structure de travailler et de prendre des décisions sur bases des évidences. "Car la pandémie nous a pris de cours, le personnel n'étant pas suffisamment outillés pour faire face à l'urgence et refusant de prendre en charge les malades, il y a eu baisse de service", a-t-elle fait remarquer.

Cette étude, a mentionné Anne Marie Ntumba, "nous permet de nous armer en approvisionnant les prestataires en amont correctement en passant l'information sur la pandémie". Car, les femmes et les enfants constituent le premier pilier du système de santé en RDC.

Si on ne les prend pas en charge correctement par rapport à la planification familiale, l'offre de service, des consultations prénatales, on risque de connaître les cas de décès maternels. C'est pourquoi les prestataires doivent être préparés par les normes qui sont déjà prêts, mais qui ne sont pas disséminés à tous les niveaux, a expliqué la directrice de PNSR.

"La prochaine étape serait de vulgariser ses normes afin que nous soyons prêts lors de prochaines épidémies, pour que les prestataires continuent à offrir les services sans avoir peur", a conclu Annie Marie Ntumba. Mathy MUSAU
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