Dernière minute :
DISSOLUTION DE L’ASSEMBLEE NATIONALE, NOUVELLE MAJORITE…
Fatshi face à des options difficiles
vendredi 23 octobre 2020

* Au cours d’une interview début octobre courant à Bruxelles, le président de la République avait exprimé sa volonté d’éviter toute crise entre le CACH et le FCC.

Les regards des Congolais vont être rivés sur leurs petits écrans, guettant l’apparition du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, qui a annoncé s’adresser à la nation ce vendredi 23 octobre. A la place du traditionnel compte rendu du Conseil des ministres que nous sert chaque vendredi le ministre d’Etat, ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Jolino Makelele, les Congolais auront le loisir d’écouter le premier d’entre eux.

Mais que va dire Félix Tshisekedi après l’absence, très remarquée, des membres du Gouvernement et des parlementaires étiquetés FCC, ses alliés, à la cérémonie de prestation de serment de trois nouveaux juges à la Cour constitutionnelle qu’il a présidée deux jours plus tôt au Palais du peuple ?

Aux yeux de beaucoup de Congolais, la crise est là. L’organisation non gouvernementale la VSV (Voix des sans voix) demande au Président de la République « de tirer toutes les conséquences de cette crise politique susceptible de mettre en péril » le pays tout entier. Ce n’est pas tout. Entre autres recommandations de l’Ong, la dissolution de l’Assemblée nationale... Mais est-ce possible ?

Il sied de rappeler qu’au cours d’une interview accordée début octobre à des journalistes de la diaspora congolaise en Belgique, le président Félix Tshisekedi avait exprimé sa volonté d’éviter toute crise entre le CACH et le FCC. Le Chef de l’Etat avait confié que les conséquences seraient désastreuses pour les deux camps.

Ce vendredi, FATSHI devrait faire des annonces. Il n’a pas annulé le conseil des ministres hebdomadaire pour rien.

Pour nombre d’observateurs, il doit tenter d’inverser le rapport de force au sein de l’Assemblée et obtenir la présidence de la CENI. Une entreprise très compliquée.

Essayer de dissoudre à l’heure actuelle l’Assemblée nationale parait très difficile pour des raisons à la fois politique, technique et financière. Sur le plan politique, l’article 148 de la Constitution dispose : « En cas de crise persistante entre le Gouvernement et l’Assemblée nationale, le Président de la République peut, après consultation du Premier ministre et des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale ». On n’en est pas encore là.

Techniquement, ce n’est pas non plus facile. Car l’alinéa 3, de l’article 148 prévoit qu’« à la suite d’une dissolution de l’Assemblée nationale, la Commission électorale nationale indépendante convoque les électeurs en vue de l’élection, dans le délai de soixante jours suivant la date de publication de l’ordonnance de dissolution, d’une nouvelle Assemblée nationale.» Or l’actuel bureau de la CENI est fin mandat, il faut attendre le nouveau bureau de la Centrale électorale qui n’est pas encore mis sur pied. Et pour que ce dernier soit nommé par le président de la République, il doit être adoubé par l’Assemblée nationale, la même qui est encore en place. A cette autre difficulté s’ajoute la sempiternelle question du fichier électoral.

Autre obstacle, et pas de moindre, l’argent. Ce n’est un secret pour personne, les élections dans un pays sous-continent comme la RDC sont évaluées à des centaines de millions de dollars. Mais où trouver ces ressources financières en un temps record pour un Gouvernement déjà à la peine ? Il les trouverait juste pour les élections alors que des pans entiers des masses laborieuses attendent d’être payés!

Si l’on exclut l’option « dissolution de la Représentation nationale », pour des raisons à la fois politique, technique et financière, évoquées ci-haut, il reste, sur la table, l’option nouvelle majorité.

Le président Félix Tshisekedi serait donc tenté de renverser les équilibres au sein de la Chambre des représentants. Un scénario qui passe inéluctablement par les concertations qu’il devrait annoncer ce vendredi. Il s’agirait donc, compte tenu du blocage institutionnel entre les deux partenaires au pouvoir, de chercher de nouveaux alliés qui devront venir à la fois des rangs du Front Commun pour le Congo, la plate-forme chère à Joseph Kabila et de l’opposition, Katumbi et Bemba particulièrement, qui devraient accepter de convoler avec l’homme qui les a trahis au lendemain de la réunion de Genève de Lamuka.

Dans cette alchimie, l’AFDC-A Bahati pourrait apporter du sien. Lui qui pèse 20 députés et qui a été très en vue lors de la prestation de serment de trois hauts magistrats.

COMPTER SUR LA TRANSHUMANCE

Mais les calculs seront serrés. Est-ce toutes ces forces mises ensemble, atteindront-elles la majorité absolue de 251 députés ? La famille politique de l’ex-raïs Joseph Kabila disposant d’une majorité écrasante à l’Assemblée nationale (Lire le tableau présentant le rapport des forces à l’Assemblée nationale).

Et si FATSHI veut arriver à ses fins, il faudra qu’il lâche beaucoup de pouvoir à ses nouveaux « alliés » qui ne sont pas des enfants de chœur. On ne les voit pas venir juste pour les beaux yeux du Président de la République. Ils décideront de traverser avec armes et bagages si cela en vaut vraiment la peine.

ET L’UDPS DANS TOUT ÇA ?

Cette transhumance verra la part du gâteau du parti présidentiel s’amincir. Ce qui peut être une source des tensions au sein de la formation tshisekediste. A moins, comme le laissent entendre certains, que le Chef de l’Etat soit prêt à lancer un nouveau mouvement politique.

Pour nombre d’analystes, si le président arrivait à obtenir la démission du Premier ministre, il pourrait alors nommer un informateur qui pourrait aller démarcher de futurs alliés à l’Hémicycle.

Selon des sources, bien des personnalités seraient déjà prêtes à embrasser FATSHI. En tout cas, ils seraient nombreux, ceux qui se posent déjà des questions sur leur avenir politique. Didier KEBONGO
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