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Pierre qui roule, n’amasse pas mousse
mardi 1er septembre 2020

(Une tribune d'André-Alain Atundu sur les réformes électorales annoncées)

L’histoire de l’Univers et de l’Humanité est une grande et parfaite illustration de la valeur du temps dans et pour la réalisation de toute œuvre durable.

Alors que Dieu Tout Puissant pouvait d’un mot, d’un geste, créer le monde. Il s’est donné 7 jours pour créer l’univers... L’expérience et l’expertise des hommes à travers les âges nous apprennent et confirment que le temps est un facteur déterminant pour obtenir un résultat efficace, fiable, utilisable, exécutable.

Ainsi, l’agriculteur et l’agronome connaissent le prix et la valeur du respect de la période culturale dans la quantité et la qualité de la production.

Pour tel fruit ou telle plante, il faut tant des semaines, tant de mois ou tant d’années. Tel est le cas de noix de kola et de mangoustan...

A travers les âges, depuis les temps immémoriaux, Penseurs et Philosophes ont produit moult principes et dictons pour recommander le respect du temps et de la durée dans toute œuvre humaine.

Pour ce penseur français, patience et longueur de temps font plus que force et ni que rage. Ou encore la patience est amère, mais que son fruit est doux.

Les Biologistes et les Médecins le savent : pour obtenir un résultat utile et exploitable, déceler ou identifier un microbe ou un micro-organisme, il faut absolument respecter le temps et la durée de la culture biologique.

Il en va jusqu’aux politiques pour célébrer la valeur du temps. Le Roi Hassan II du Maroc, d’heureuse mémoire, ne disait-il pas que la politique est comme l’agriculture ; pour obtenir un bon résultat, il faut entreprendre à temps et respecter la durée nécessaire pour voir et avoir un résultat durable et exploitable.

Beaucoup d’hommes politiques ont échoué pour n’avoir pas intégré cette valeur cardinale dans leurs démarches, comme MOSADEK en Iran, malgré sa bonne intention !

Pour voir la réalisation d’un projet, d’une loi, il faut, comme disait François MITTERAND, laisser du temps au temps !

Une loi que l’on change à tout bout de champ, pour s’aménager un dividende personnel au détriment de sa ratio legis, parce que, à un moment donné, tel individu ou tel regroupement n’y trouve son compte, ne peut produire une culture démocratique ou améliorer la gouvernance.

Pour protéger une plante ou un arbre contre les mauvaises herbes ou les intempéries et lui permettre de porter des fruits, il n’est pas judicieux de le délocaliser à chaque apparition hostile d’un parasite ou d’une herbe folle, au risque de le tuer faute d’un enracinement indispensable et durable.

S’agissant du développement d’une communauté nationale comme la nôtre, il n’est ni sage ni productif, ni positif ni constructif de changer de lois, de constitution ou de système électoral, parce que certains esprits malins ou acteurs politiques aigris voudraient mener toute la nation en bateau au lieu d’œuvrer pour l’inculcation de la démocratie, de l’autorité de l’Etat, de l’état de droit ou de la lutte contre la corruption ou de façon générale contre les antivaleurs dans notre société.

Ne dit-on pas que «pierre qui roule, mousse n’amasse»? C’est-à-dire ne saurait amasser !

Est-il, dès lors, judicieux de préconiser une réforme fondamentale, de fonds en comble du système électoral à la suite d’une déconvenue électorale ou d’une frustration postélectorale, comme si depuis 2006, notre système n’a aucun mérite, n’a connu aucune évolution positive, aucun acquit à capitaliser !

Faudrait-il pour cela dénigrer l’expertise de nos spécialistes électoraux, d’ailleurs prisés lors d’élections en Afrique, parce que l’on tient absolument à placer son Homme à la tête de la CENI?

En diplomatie, on parlerait d’une réaction disproportionnée. Ou comme le dit pertinemment la sagesse populaire « c’est jeter l’enfant avec l’eau de bain ».

Attendons au moins de conclure un cycle électoral complet par les élections locales et municipales pour évaluer notre système électoral en toute objectivité, surtout son impact sur la vie politique.

A quoi rime donc cette multitude d’initiatives intempestive, qui frisent le dédoublement des institutions, et qui s’excluent à cause d’une guerre idéologique ou de positionnement, au lieu de considérer de façon holistique l’intérêt bien compris de notre Peuple, de notre Démocratie et de notre République ! Simple intrigue politicienne !! Ceci n’est pas de bon augure. Rome ne fut pas construite en un jour !

L’initiative des confessions religieuses, du groupe dit de 13 personnalités, de l’Université de Liège, de Lamuka n’ont pas apparemment le même but, les mêmes objectifs, à savoir capitaliser avantageusement notre expérience électorale de près de 3 décennies.

Si nous pensons que celle-ci n’a aucune valeur de référence démocratique, pourquoi nos frères africains font-ils appel à nos experts de la CENI lors de leurs élections?

Je ne suis pas loin de conclure que le problème de notre système électoral, n’est ni politique ni technique, mais d’ordre moral et comportemental. Le manque d’honnêteté à accepter les règles démocratiques convenues au lieu de brûler dans un mouvement d’honneur la case nationale ou de pratiquer la méthode de la terre brûlée, si chère à Vercingétorix, par égoïsme !

Ceci ne donne-t-il pas raison au Président KABILA lorsqu’il déclarait, avant de céder pacifiquement et démocratiquement le Pouvoir, qu’il n’avait pas réussi à changer l’Homme congolais ?

En tout état de cause, le salut de notre système électoral, et partant de notre système démocratique, réside dans un sursaut patriotique de qualité de notre classe politique face à sa conscience historique et républicaine.

Au lieu de distraire les populations congolaises par des mesquins calculs, tous ces flibustiers de la démocratie devraient plutôt travailler pour aider la coalition FCC-CASH à inculquer dans nos populations l’esprit d’une démocratie véritable et d’une justice équitable et humaine pour espérer élever la Nation congolaise.

En effet, sans un enracinement profond et durable dans des valeurs qui fondent la République au sein de la population, aucun des nobles combats engagés contre la corruption, en faveur d’une justice équitable ou d’une élection crédible ne peut aboutir.

Comme qui dirait : pierre qui roule, mousse n’amasse.

Fait à Kinshasa, le 31 août 2020

Ambassadeur André-Alain ATUNDU LIONGO.
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