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FCC : une marche réussie avec zéro dégât !
vendredi 24 juillet 2020

* S'inspirant du thème de la procession, Shadary lâche : " le 1er Ministre n'est pas un garçon des courses "

Le rendez-vous a été respecté. Comme annoncé par plusieurs médias locaux, des centaines de milliers de militants et sympathisants des partis du Front commun pour le Congo (FCC), sont descendus dans la rue hier, jeudi 24 juillet, en guise de soutien aux institutions du pays et de respect à la Constitution. Une marche monstre sans casse. Aucune perte en vies humaines n'a été déplorée dans toutes les villes du pays où la manif a eu lieu. Pas la moindre destruction des biens privés ni publics. Preuve que le mot d'ordre des hiérarques du FCC, appelant leur militants à la discipline, a été reçu cinq sur cinq. Par delà tout, le caractère pacifique de la marche a été observé sans la moindre faille.

Dès l'entame de la procession, Emmanuel Ramazani Shadary plante le décor et circonscrit les contours de la manif. Comme il sait bien le faire. " Le peuple est là. Le peuple a répondu à notre appel pour manifester. Nous marchons pour la paix. Nous marchons pour le respect de la Constitution. Nous marchons pour un Etat véritablement de droit. Parce que, comme vous le savez, nous sommes en coalition. Mais depuis un certain temps, nous sentons que de l'autre côté, on commence à violer intentionnellement la Constitution et les lois de pays ", dit-il sereinement.

Par ailleurs, le Secrétaire permanent du PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie), parti-phare du FCC, ajoute : " Comme nous sommes en coalition, nous dénonçons ça avant le temps, pour qu'il n'y ait plus de violation de la constitution, pour qu'on respecte le Parlement et les parlementaires, pour qu'on n'arrête plus un député en fonction qui n'a commis aucune faute flagrante. Nous marchons pour qu'il n'y ait plus d'arrestations arbitraires. Nous manifestons également pour qu'il y ait suffisamment d'ordre dans ce pays. Nous marchons également pour qu'on n'intimide plus les gens. Nous marchons pour un Etat véritablement de droit, parce que nous avons constaté qu'il ya dérive dictatoriale. Et, comme nous sommes en coalition et dans la coalition, il fuat qu'on corrige ".

"LE PREMIER MINISTRE N'EST PAS UN GARCON DE COURSE"

Sur fond de respect des textes, le PPRD Emmanuel Ramazani Shadary soutient formellement que le Premier ministre n'est pas un garçon de course de qui que ce soit. " Le Premier ministre est Chef du Gouvernement, Il faut qu'il assume ses prérogatives. C'est pourquoi, tout en félicitant les éminentes personnalités qui étaient élues à la Cour constitutionnelle, parce qu'ils remplissent les conditions et que ce sont des Congolais bien formés et expérimentés, mais nous disons : on devait respecter la forme. Nous nous battons justement pour qu'on corrige parce que la forme n'a pas été respectée ", renchérit-il.

Avec les dents serrées, le Secrétaire permanent du parti cher au Président honoraire Joseph Kabila, dénonce toute dérive dictatoriale, soulignant que les prérogatives du Premier ministre doivent être respectées à l'aune de la Constitution et des lois du pays.

"LE FCC, BON ELEVE DE LA COALITION", DIXIT NEHEMIE MWILANYA

Nous sommes (Ndlr : le FCC) de bons élèves de la coalition. Mais attention. Nous pensons seulement que nous ne donnons pas de chèque en blanc. Nous pensons que la coalition est assise sur la Constitution de la république. Et, à partir du moment où on veut réduire cette même Constitution à sa plus simple expression, nous ne sommes pas d'accord ", déclare fermement Me Néhémie Mwilanya, coordonnateur du FCC.

Il ajoute, par ailleurs : "La coalition est assise sur l'équilibre des pouvoirs entre le Président de la république et la Majorité parlementaire. A partir du moment où il y a une des parties à la coalition qui veut s'arroger les pouvoirs de l'autre, nous disons NON ! La coalition est assise sur la séparation des pouvoirs. A partir du moment où les élus, l'Assemblée nationale et le Sénat, ne sont plus pris en compte, on veut que les deux chambres parlementaires deviennent des chambres d'enregistrement, nous ne sommes pas d'accord ", poursuit le tout dernier dircab de JKK.

Dans la modestie qu'on lui reconnait volontiers, le très réservé et taciturne élu de Fizi, dans le Sud-Kivu, exhorte la classe politique congolaise à placer les intérêts de la population au centre de ses préoccupations. " (…) Et enfin, nous pensons que la coalition c'est l'intérêt de la population. Or, nous avons l'impression que tous les problèmes majeurs de cette même population deviennent, aujourd'hui, le cadet des soucis de la coalition. Vous avez la vie qui devient chère, le taux de change sur le marché des devises monte…Nous avons beau tirer la sonnette d'alarme, mais rien n'est fait. Vous avez sept armées étrangères sur le territorial national,. Du jamais vu ! Nous avons également tiré la sonnette d'alarme sur cette question, mais ça n'intéresse pas les partenaires de la coalition", gronde Néhémie.

Dans le même registre des défis majeurs à relever, ce dernier évoque la très récurrente problématique de l'insécurité dans certains coins de la RD Congo. En l'occurrence la partie orientale, considérée, non sans raison, comme le ventre mou du pays. "Et, vous savez même, cette autre situation d'insécurité qui bat son plein à l'Est et au Nord-est du pays. Une situation qui s'est aggravée depuis que le Président Joseph Kabila a quitté le pouvoir, mais ça ne semble pas intéresser l'autre partenaire à la coalition", fait-il remarquer.

C'est donc une longue procession qui ; ici comme en provinces, a connu la participation de toutes les grandes figures de la Kabilie. Cas de Lambert Mende Omalanga, ministre honoraire de la Communication et médias, doublé de la casquette de président national du parti Convention des Congolais unis (CCU).

Dans une brève adresse à la presse, l'ex-Porte-parole des Gouvernements Matata et Tshibala, a indiqué que cette marche est une façon pour le FCC de compatir avec la population congolaise qui, en plus de la pandémie de Covid-19, fait actuellement face à une crise socio-économique sans précédent.

MOBILISATION REUSSIE

Comme une importante colonie de fourmis-chaseurs, des militants des partis membres du FCC, à vagues successives, occupaient l'esplanade de la paroisse catholique Saint Raphaël, à la 1ère rue Limete. Déjà, vers 8h30, drapeaux et effigies des chefs de leurs partis politiques flottaient dans les airs. Ils venaient de tous les quatre districts de la ville province de Kinshasa. Une trentaine de minutes aura donc suffi pour que le site grouille de plus bel.

Après une petite séance d'harangue, des centaines de militants du FCC, conduits par leurs leaders, ont pris la direction du boulevard Triomphal en entonnant des chants à l'honneur de la démocratie et du respect des institutions du pays. Le tout, accompagné des pas de danse.

" Nous voulons que les institutions du pays soient respectées. Que chacun respecte le pouvoir et les prérogatives de l'autre, tels que définis par les lois du pays. L'Etat de droit c'est surtout ça", chantaient-ils.

Conformément aux instructions des autorités sécuritaires, les manifestants se sont arrêtés sur le boulevard Triomphal, en face du stade des martyrs de la Pentecôte. Seuls quelques cadres de cette plateforme ont été autorisés à arriver jusqu'au Palais du peuple pour déposer le mémorandum comportant toutes les revendications à la base de cette marche.

Kinshasa, le go de la procession a été lancé à la première rue Limete, sur le boulevard Lumumba, par le Coordonnateur du FCC, Néhémie Mwilanya, qui avait à ses côtés le Secrétaire permanent du PPRD, Emmanuel Ramazani Shadary et plusieurs autres présidents et cadres des partis membres.

De la première rue Limete au boulevard Triomphal, la marche s'est déroulée sans aucun incident. Pas d'invectives ni injures, pas de casses. Des militants se sont contentés d'arborer les drapeaux de leurs partis politiques respectifs et d'entonner des chansons en soutien aux institutions établies et celles appelant au respect de la Constitution et des lois du pays.

Cette attitude n'a pas donné du fil à retordre aux éléments de la police qui se sont bien comportés en encadrant professionnellement les manifestants pour éviter qu'il y ait débordement. Au-delà des jeeps de la Police qui circulaient dans les parages, plusieurs colonnes de policiers ont étés dressées au pont Cabu et aux alentours du Palais du peuple.

LE PEUPLE D'ABORD

A travers les banderoles et les morceaux de papier qu'ils brandissaient, ces manifestants fustigeaient, pour la plupart de cas la dévaluation du franc congolais vis-à-vis de la devise et la flambée des prix des produits de première nécessité sur le marché. Ils ont invité la coalition FCC-CACH à privilégier le social de la population. Cette marche du FCC avait pour objectifs principaux de soutenir les institutions et de dénoncer la dégradation du tissu socioéconomique à laquelle fait actuellement face le peuple congolais. Il était était aussi question de dénoncer la violation par le chef de l'Etat, à travers ses ordonnances du vendredi 17 juillet dernier, des articles 79 et 92 de la Constitution, en déniant le pouvoir de contreseing qui revient de droit au Premier ministre pour le cas d'espèce.

Elle intervient après celle de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), de la coalition Lamuka et du Comité laïc de coordination (CLC), organisées respectivement le 9, 13 et 19 juillet, dans le but de barrer la route à l'entérinement de Ronsard Malonda comme président de la CENI et aux propositions de lois des députés nationaux Aubin Minaku et Garry Sakata. Orly-Darel NGIAMBUKULU et Grevisse KABREL
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