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RDC : Pas facile d’être homosexuel
mercredi 17 juin 2020

Dans la société Rd congolaise, dominée par la religion, notamment le christianisme, révéler à sa famille qu’on est homosexuel ou lesbienne, est considéré comme un crime de lèse-majesté. La boucler ou vivre cachée sa « sexualité ». Ainsi les personnes coupables de « déviation sexuelle » sont durement traitées. Même le Code de la famille amendé, n’a pas tranché ce problème. Il n’autorise que le mariage entre deux personnes de sexe opposé. A l’Assemblée nationale, les députés ne sont pas prêts à voter une loi favorisant. En RDC, l’hostilité ambiante aux homosexuels pousse ces derniers à s’expatrier vers des pays plus cléments, où cette liberté sexuelle est garantie. Témoignage.

Véronique Matondo, 26 ans révolus, est lesbienne. Diplômée (Bac+3) en Secrétariat de Direction de l’Institut Supérieur de Commerce (ISC) depuis quatre ans, éprouve de la peine à trouver un emploi dans une société qui ne fait que la rejeter pour son « choix sexuel». Lors d’un entretien à bâtons rompus avec la presse, Véronique raconte avec des trémolos dans la voix son calvaire, indiquant qu’elle vit stigmatisée, même par ses proches. Elle raconte qu’elle est l’objet incessant des menaces de la part de ses parents qui envisagent sérieusement de la déshériter si elle ne retourne pas à « une vie sexuelle normale ».

Et ce ne sont pas des menaces en l’air. Car on lui faire voir qu’en Afrique, lorsqu’on met un enfant au monde, on attend de lui une progéniture nombreuse pour pouvoir perpétuer l’espèce humaine. Ne pas s’y conformer peut entraîner l’exclusion de sa communauté. Surtout si l’enfant s’y soustrait volontairement par ce que certaines personnes qualifient de « déviation sexuelle ». Alors que sous d’autres cieux, en Occident particulièrement, ceci fait partie de sa liberté et personne ne peut l’y contraindre.

Ainsi pour les parents de Véronique, leur fille fait la honte de la famille. Et depuis qu’à l’église où elle prie, tous les fidèles sont au courant qu’elle est lesbienne, elle est vue d’un très mauvais œil. Elle n’est plus un modèle pour personne. Véronique ne peut plus prétendre donner des conseils aux jeunes de la paroisse Saint Charles Lwanga, dans la commune de Bandalungwa, où elle prie.

Soulignons qu’à l’école secondaire, la jeune fille n’a pas rencontré beaucoup de frustrations de ses amies. Elle se souvient tout de même que certains professeurs l’appelaient « garçon raté ». C’est à l’université que les choses ont pris des proportions inquiétantes. « J’ai été rejetée à l’ISC par mes collègues filles, personne ne me voulait dans un groupe de travail. Les garçons m’approchaient sans problèmes », raconte-t-elle. Selon Anita, certaines de ses collègues ne lui adressaient pas la parole par peur qu’elle leur fasse des avances.

Durant ses trois années d’études à l’ISC, cette jeune fille était stigmatisée. «Quand j’entrais dans l’enceinte de l’université, j’avais tous les regards tournés vers moi. Il n’y a que mes amies homosexuelles qui me comprenaient. Mais malheureusement, elles n’étaient pas dans mon université et je les voyais le week-end seulement », soutient-elle.

A la maison et dans le quartier, c’est le même traitement que je subis. «Tout le monde me regarde bizarrement sur la route. Une fois à la maison, je dois être seule dans ma chambre pour éviter le regard accusateur et méchant de mes parents et de mes frères et sœurs ».

D’après cette jeune dame, il y a deux ans, elle a échappé à un lynchage dans son quartier alors qu’elle réclamait auprès des jeunes d’arrêter la musique, car elle préparait sa session. « Ils m’ont insultée et certains ont failli en venir aux mains. J’étais seule contre tous alors que j’avais raison », soutient-elle.

Véronique indique qu’elle a été plusieurs fois sauvée par la police toutes les fois qu’elle a été attaquée. Pour elle, sa vie se résume en un calvaire. Véronique est consciente qu’elle n’a pas d’emploi à ce jour à cause de la sexualité qu’elle assume. Pour elle, si le législateur ne crée pas une loi pour protéger ces minorités, ces personnes seront toujours brimées dans la société.

Et ce, parce qu’elle fait partie de la minorité qu’il faut protéger. Son souhait, dit-elle, est de voir le législateur se pencher sur cette question. En attendant, son salut est dans le voyage vers un pays où elle peut vivre librement sa sexualité comme elle l’entend. Didier KEBONGO
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