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RESURGENCE DES ATTAQUES A MAIN ARMEE
Tshangu : les " Kulunas " attaquent des familles toutes les nuits
mercredi 26 février 2020

*Le quartier le plus menacé est Mokali où il ne se passe pas une nuit sans que ces bandits ne visitent des familles, parfois au prix de violences physiques coûtant la vie aux paisibles citoyens.

Dans plusieurs quartiers du district de la Tshangu, les kulunas, ces bandits qui usent des armes blanches, font la loi. Revenus en force, ils visitent désormais une dizaines de familles toutes les nuits, sans être inquiétés. Et le plus souvent, au prix des violences physiques coûtant parfois la vie à des paisibles citoyens. Difficile dès lors aux familles de ces contrées de dormir en toute quiétude.

Que de pleurs chaque matin dans le district de la Tshangu signées " Kulunas ". Il est devenu même un évènement de se réveiller dans les communes comme Kimbanseke et Masina sans entendre parler d'un vol perpétré par des gangs, pour la plupart, constitués des badauds du quartier.

Ces malfrats ont visiblement changé de tactique. Ils se constituent désormais en groupe de plus de trente personnes et opèrent la nuit, entre 2h00 et 3h00. Ils se donnent pour cibles des foyers. Et pour y accéder, ils procèdent le plus souvent par la casse. Porte et fenêtres des maisons sont brusquement fracassés, semant la panique dans le chef des occupants.

INACTION DES AUTORITES SECURITAIRES ET MUNICIPALES

Terrorisant le quartier entier pendant leur putsch, ces " Kulunas ", munis souvent des outils adéquats, n'hésitent pas à démolir les murs de maisons au cas où ils ne réussissent pas à casser la grille et les fenêtres.

Les victimes affirment que les postes de police les plus proches contactés au moment des incidents envoient toujours leurs éléments, mais souvent en retard. " Ils sont malheureusement les premiers à venir le matin faire le constat et recevoir, moyennant payement, les dépositions des plaignants. Ce qui est révoltant en plus est qu'aucune enquête sérieuse ne suit pour arrêter les vrais auteurs de ces actes et améliorer la sécurité des populations en détresse ", regrettent-ils.

DES KULUNAS QUI FONT LA LOI

Dans les quartiers comme Mokali, Kingasani, Masina Q3… des " Kulunas " ne se gênent pas à opérer trois nuits successives sur une même avenue. " Il est même des cas où ils reviennent au même endroit en l'espace de deux nuits ", rapporte Georges B, habitant de la route Mokali.

Les quartiers Batumona et Mulie, dans la commune de Kimbanseke, sont les plus touchés par ces actes criminels à répétition, enregistrés depuis le début de ce mois de février. Deux familles endeuillées ont été attaquées la nuit du 12 au 13 février courant. Deux jours après, soit le vendredi 15 février, une autre famille, située sur l'avenue Nzeludia, a été visitée aux environs de 2 heures 30' par des bandits munis des armes blanches qui ont cassé la porte, proférant des menaces de mort aux victimes.

La même nuit du 15 au 16 février, les mêmes bandits ont dévalisé une autre famille sur l'avenue Nzungu, à quelques centaines de mètres de la première famille attaquée. Les derniers faits remontent à ce lundi 25 février où une maison située sur l'avenue Suata a été attaquée. Les " Kulunas " ont, sur leur passage, grièvement blessé les deux parents après avoir dépossédé la famille de tous ses biens de valeur.

VIVEMENT DES PATROUILLES REGULIERES

Tout se passe vraiment comme si l'Etat n'existe pas dans les quartiers périphériques du district de la Tshangu. Les patrouilles sont inexistantes. Dépitées, les populations accusent les responsables des postes de Police disséminés à travers le district d'être pour quelque chose dans cette nouvelle vague d'insécurité qui souffle sur Kinshasa. Ne serait-ce qu'à cause de leur inaction qu'elles qualifient de complice.

"Les policiers qui sont censés assurer notre sécurité ne le font pas. Ils ne se contentent que des patrouilles entre 19 heures et 21 heures pour arrêter des amoureux qui circulent paisiblement. Dès qu'il est 22 heures 30, ils désertent les rues pour laisser la place aux Kulunas. Tout se passe comme si ça procèderait d'un arrangement", dénonce un acteur de la société civile.

Ce qui est curieux est que la plupart de ces jeunes qui sèment la terreur la nuit dans le district de la Tshangu, parfois à visage déguisé, sont ceux que l'on voit en longueur de journée dans les points de vente des boissons à forte dose alcoolique, appelées communément " supu na tolo".

PROLIFERATION DES POINTS DE VENTE DU CHANVRE

Ces jeunes sont aussi ceux qui inondent des lieux de vente du chanvre, dénommés " Nganda ", que l'on retrouve pratiquement sur toutes les avenues des quartiers périphériques du district de la Tshangu.

"C'est dire qu'il est très facile de les arrêter. Ces voyous sont en nombre la journée comme le soir dans tous les arrêts de bus pour déranger la population. Il suffit de descendre à Pascal pour s'en rendre compte. C'est le cas à Kingasani, à l'arrêt Mabanza, sur la route Mokali, à l'entrée Kimbuta, au terminus du cimetière de Kimbanseke et dans bien d'autres carrefours ", dénonce un observateur.

Somme toute, les notables de ce district interrogés invitent le commissaire provincial de la Police nationale congolaise, le général Sylvano Kasongo, à se saisir de cette situation et, au besoin, à sanctionner les responsables municipaux de la sécurité de ce district qui, pensent-ils, ne font pas le travail comme il se doit. Orly-Darel NGIAMBUKULU
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