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Cette hydre appelée "corruption""
mercredi 16 octobre 2019

Une rentrée judiciaire avec la lutte contre la corruption au menu, rien de bien nouveau. Ça ressemble même à du classique. Quand le combat contre ce vice ne constitue pas le plat de résistance, il est servi comme hors d'œuvre ou encore en guise de dessert. C'est ce qui s'est passé hier.

Le Procureur général près la Cour de cassation y allé de sa mercuriale. Le bâtonnier national y est allé de son parallèle entre la lutte contre la corruption et la guerre contre Ebola. Si pour cette dernière, la thérapeutique s'avère efficace parce que le mal est circonscrit, il n'en est pas de même pour la corruption. Tant cette infraction par sa banalisation ressemble au mieux à une hydre et, au pire, à un cancer métastasé. Sa lutte n'en devient que de plus complexe. Combattre la corruption métastasée dans tout le corps estampillé "RDC" requiert d'abord l'identification de son principal agent causal.

Pas besoin d'être comportementaliste pour comprendre que ce vice tire ses racines de la précarité ambiante avec son corollaire l'incertitude non du lendemain mais de la minute d'après. C'est dire.

Face à un fléau qui fait partie du quotidien du Congolais, arsenal législatif, réponse pénale, croisade religieuse ou morale… sont certes autant d'approches anti-corruption. Mais, compte tenu de l'incrustation du mal dans la société, il s'agit là des conditions nécessaires mais pas suffisantes. Sauf à croire que le Congolais a, en toutes circonstances, vocation à corrompre et/ou à être corrompu.

Juger c'est refuser de comprendre disait André Malraux à la suite de l'écrivain -dramaturge français Jean Cocteau ou l'inverse. Sans la justifier, la corruption de l'agent de l'Etat -pas seulement - prospère sous le terreau du dénuement.

Alors, sans tomber dans l'histoire de la poule et de l'œuf, la lutte contre la corruption passe obligatoirement par la requalification de l'ordinaire de l'agent public-magistrat, enseignant, policier, soldat… -. Ventre affamé n'a point d'oreilles, dit-on. Seule donc une approche holistique peut produire les effets souhaités.

Même le "dégagisme" façon "je m'installe, j'installe" ou "ôte-toi de là que je m'y mette" ne changerait rien au fond de la question. Ce serait du cosmétique. Sans plus. José NAWEJ
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