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FRAIS DE FONCTIONNEMENT, MISSIONS…
Plus de prise en charge des Cabinets ministériels par les entreprises sous tutelle !
lundi 14 octobre 2019

* "De telles pratiques sont contraires à la bonne gouvernance et constituent une grave entorse à l'acte d'engagement éthique auquel les membres du Gouvernement ont individuellement adhéré", souligne le Premier ministre dans une lettre-instruction au ministre du Porteuille.

Exit la prise en charge des cabinets ministériels par des entreprises du Portefeuille de l'Etat. L'instruction est du Premier ministre en personne. Exégèse d'une décision qui consacre dans les faits le primat de la bonne gouvernance.

De la Primature ne proviennent pas que des mots et des signaux sur le front de l'orthodoxie dans la gestion de la respublica. Ilunga Ilunkamba entend faire observer dans les faits l'acte d'engagement éthique auquel les membres du Gouvernement ont individuellement souscrit. En témoigne cette lettre du 9 octobre par laquelle le Premier ministre met un terme à un vieil avatar de la mauvaise gestion qu'est la prise en charge des dépenses de fonctionnement des cabinets ministériels par des entreprises sous tutelle.

Cette pratique ne sera plus de saison. Afin que personne ne l'ignore, le chef du Gouvernement a instruit le ministre du Portefeuille avec ampliation à tous les membres de son équipe. " Je vous enjoins d'instruire les gestionnaires des entreprises publiques de ne plus financer les dépenses précitées qui relèvent du Budget de l'Etat ", écrit le Premier ministre.

A la base de cette instruction, un constat amer qui sonne dans les oreilles du chef du Gouvernement comme un pied de nez à la bonne gouvernance et une entorse à l'acte d'engagement éthique. A savoir que des Cabinets ministériels s'adressent aux entreprises du Portefeuille de l'Etat ainsi qu'aux établissements publics sous leur tutelle pour la prise en charge des dépenses de fonctionnement et/ou des missions.

Hier comme avant-hier, cette pratique a participé du coulage de l'argent public. Une véritable pompe à finance. Elle permettait aux ministres et à leurs dépendants de se payer des frais de mission en marge de la réglementation. Ce n'est pas tout. Cette prise en charge détournait nombre d'entreprises de leur objet social en obérant les ressources. Elle couvrait enfin ceux des mandataires indélicats qui avaient beau jeu de majorer les frais mis à la disposition de la tutelle.

La démarche de Sylvestre Ilunga a donc le mérite de la cohérence, de la clarté et du sérieux. Pour avoir fait de la bonne gouvernance son cheval de bataille dans le droit fil de la vision du chef de l'Etat, le Premier ministre entend rompre d'avec la culture du discours sans acte derrière. Désormais, la bonne gouvernance ne sera plus désincarnée. Elle sera vécue.

De fait, les habitués de différents cénacles de l'Hôtel du gouvernement -tant sur l'avenue Roi Baudouin au bord du fleuve qu'à la Place " Le Royal "- relèvent que le maître des lieux est à cheval sur les principes de l'orthodoxie financière. Exit les missions de complaisance. Les demandes de départ en mission ne sont plus acquis. " Il faudra convaincre à coup d'arguments de l'utilité de la mission pour que le Premier ministre accorde son quitus ", souffle un collaborateur du Boss.

QUAND LE FAIRE ET LE DIRE VONT ENSEMBLE

Pour ceux qui suivent Ilunga Ilunkamba dès ses premiers pas comme Premier ministre, rien de surprenant. Cet homme avait annoncé les couleurs dès le seuil de son mandat en faisant comme un " tour de propriétaire " dans pratiquement tous les services de l'Etat ayant trait à la bonne gouvernance (Cour des comptes, Inspection générale des finances…).

Ce chef du gouvernement qui bosse près 14 heures -il arrive au bureau à 8 h pour n'en repartir qu'aux environs de 22H- fait qu'il dit et dit ce qu'il fait. La preuve, cette lettre de nature à révolutionner les mœurs dans la gestion de la chose publique. Qui s'en plaindrait dans un pays qui a souffert de l'overdose du dire et du déficit abyssal du faire. " C'est une belle harmonie quand le faire et le dire vont ensemble ", écrivait déjà au XVIème siècle le philosophe-moraliste français Michel de Montaigne. José NAWEJ
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