RESTITUANT LES RESOLUTIONS DE LA CONFERENCE DE DAKAR
La Conept/Rdc pour l’augmentation de la part de l’éducation dans le budget de l’Etat
mardi 20 mars 2018

{{La Coalition nationale pour l'éducation pour tous (CONEPT/RDC) invite les décideurs politiques congolais à revoir à la hausse la part allouée à l'éducation dans le budget de l'Etat, tant au niveau national que provincial. C’est l’essentiel de son plaidoyer, fait à l’occasion de la réunion de restitution des résolutions de la conférence de Dakar sur le financement du système éducatif. }} Plusieurs activistes des organisations de la Société civile du domaine de l'éducation ont pris part à cette rencontre. Le cordonnateur du Conept/RDC, Jacques Tshimbalanga Kasanji a, d'entrée de jeu, précisé que la conférence de Dakar, organisée le 02 fevrier dernier par le Partenariat mondial pour l'éducation (PME), avait pour but de mobiliser les fonds nécessaires au financement du secteur de l'éducation, moteur de tout développement véritable. Chaque pays membre du PME devait au cours de la conférence, faire des annonces sur ses engagements en ce qui concerne le financement sur fonds propres de son secteur educatif. A l'occasion, explique Jacques Tshimbalanga, la RDC par la voie de son ministre de l'EPSP, s'était engagé à accroître de 15, 7% à 23, 5% le financement intérieur destiné au secteur de l'éducation d'ici à 2020. {{ LE GOUVERNEMENT APPELÉ À RESPECTER SES ENGAGEMENTS }} La RDC avait, par ailleurs, pris l'engagement de maintenir à 2,5% la part du PIB allouée au secteur de l'éducation et à porter à 54 % la part des dépenses courantes allouées à l'enseignement de base. Ce, après avoir lancé un appel à l'aide publique internationale notamment pour combler le GAP de financement de l'éducation. Selon les déclarations du ministre, ces ressources à mobiliser serviront au développement de la prescolarisation des enfants de 5 ans, au développement des programmes spécifiques d'encouragement de la scolarisation des filles à tous les niveaux et de soutien à la scolarisation des populations vulnérables et marginalisées. A cela s’ajoutent la réduction de l'analphabétisme et le renforcement de la formation continue des enseignants avec l'intégration de l'utilisation des Technologies de l’information et de communication (TIC). D'autres défis que se donne la RDC sont, entre autres, le renforcement de la recherche scientifique, la professionnalisation de l'enseignement, la mise en place d'un cadre national de certification et l'institutionnalisation d'un système d'évaluation des acquis scolaires, ainsi que d'un système national d'assurances qualité au niveau de l'Enseignement supérieur. Des projections louables, précise le cordonateur du Conept/RDC tout en invitant les acteurs de la Société civile à veiller à sa réalisation. " Nous apprécions à juste titre cet engagement pris par le Gouvernement de RDC à faire de l'éducation la priorité de son action. L'engagement à augmenter les ressources intérieures en faveur de l'éducation contribuerait, s'il est tenu, à améliorer davantage l'accès à une éducation équitable, inclusive et de qualité pour tous", a-t-il indiqué. {{ ÉDUCATION DE QUALITÉ POUR TOUS}} Pour le cordonateur du Conept, les organisations de la Société civile ont mille et une raisons de veiller à l'accomplissement de ces engagements par le Gouvernement. Il rappele qu'en 2014 lors de la 2ème conférence du PME à Bruxelles, la RDC s'était engagée à consacrer sur fonds propres 18% du budget national et 4,5 % du PIB à l'éducation d'ici à 2018. " Elle n'a pas tenu cet engagement car la loi des finances 2018 ne prévoit que 15,73% du budget national et 2,4% du PIB à l'éducation", a-t-il fait remarquer. Pendant environ deux heures d’ échanges, les acteurs de la Société civile ont manifesté leur inquietude quant à la régression du pourcentage du PIB à allouer à l'éducation d'ici à 2020. Ils rappellent que cette prévision est de loin inférieure au minimum recommandé dans l'ODD4 qui propose entre 4,5 et 6% du PIB. "Du haut du podium de cette conférence, le ministre de l'EPSP à promis un taux de 2, 1% du PIB à allouer au secteur éducatif congolais. Ce qui est en deçà de l'engagement pris en 2014 qui se proposait d'accorder 4, 5% du PIB à l'éducation d'ici à 2018. C'est inacceptable", déplorent-ils. Pour booster le financement de l'éducation en RDC, le Conept propose comme innovation la parafiscalité. Il s'agit de prélever une part dans les recettes des ressources minières et autres, voire d'explorer la piste de contribution des fondations et des privés. " La RDC doit être consciente que le mode de financement actuel basé principalement sur la contribution des ménages a montré ses limites", martele Jacques Tshimbalanga. " Dans le cadre du contrôle citoyen, je nous exhorte à oeuvrer pour l'augmentation de la part de l'éducation dans le budget national et des provinces. Nous devons faire en sorte que le Gouvernement puisse tenir ses engagements pris à Dakar. Les besoins sont énormes, aller jusqu' à 25% du budget national d'ici à 2020 permettait d'engager de grandes réformes. Si par le passé, en l'occurrence en 1992, le pays est arrivé jusqu'à consacrer 33% de son budget à l'éducation pourquoi pas aujourd'hui. Ce ne sont pas les moyens qui manquent. C'est un problème de volonté politique", a-t-il conclu. {{ Orly-Darel NGIAMBUKULU }}
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