FPI:cap maintenu sur le redressement
vendredi 16 mars 2018

* Depuis l’avènement de Patrice Kitebi, le Fonds a mis résolument le curseur sur le processus classique de recouvrement, qui est à mille lieues de la chasse aux sorcières et de la conspiration contre qui que ce soit.

Depuis quelques jours, circulent dans les rues de Kinshasa, des « infos » sur des faits sensibles à charge de Patrice Kitebi, actuel Directeur général du Fonds de promotion de l’industrie, contre son prédécesseur. Le tout, à l’odeur d’un complot. Cependant, dans les milieux de l’actuel DG du Fonds, des langues se délient pour qualifier ces mêmes informations, non pas seulement d’allégations calomnieuses, mais d’une fuite en avant des auteurs desdits propos.

Dans cette campagne aux fins de chauffer l’opinion à blanc, il est fait notamment, état de vice de procédure quant à l’utilisation des financements reçus par les promoteurs. Pince-sans-rire, rétorque une source qualifiée du FPI, précisant que dans toute institution de financement, les prêts ont généralement une durée moyenne de 3 ans. Partant, les missions de supervision de projets concernant l’utilisation des financements reçus par les promoteurs ne peuvent en aucun cas, être considérées comme un audit de gestion du prédécesseur. « Ces contrôles s’inscrivent dans le cadre du suivi proprement dit des projets financés. Il s’agit donc d’actes de gestion posés par la Direction générale actuelle dont elle ne peut s’interdire dans ses attributions », explique la source. .

PROCESSUS CLASSIQUE DE RECOUVREMENT
Par ailleurs, le même expert précise que les réunions hebdomadaires de suivi de la mobilisation des recettes, à savoir la mobilisation de la taxe et le recouvrement des prêts, instaurées depuis l’arrivée de l’actuel comité de gestion, à travers lesquelles les débiteurs justifient leur non-remboursement du fait des retro-commissions dont ils ont été victimes par le passé, ne devraient pas être considérées, à tort, comme une chasse aux sorcières. Plutôt, comme un processus classique de recouvrement.
« Ces actes de dénonciation calomnieuse, diffamation et d’imputation dommageable augurent d’une simple fuite en avant fondée sur des dénonciations et recherche de bouc émissaires, à travers de fausses accusations et montages grossiers », renchéri-t-on.
Toujours dans la foulée d’une prétendue conspiration contre le prédecesseur du DG Kitebi, les auteurs de ces affirmations (gratuites ?) font porter un gros et lourd chapeau à M. André Ilali, actuellement directeur de supervision. On l’accuse d’avoir rencontré, sur ordre du DG Patrice Kitebi, des promoteurs à qui il aurait proposé de passer aux aveux au niveau du Parquet général.Une fois encore, ces allégations se sont avérées non fondées. « André Ilali n’a jamais rencontré qui que ce soit pour une fin inavouée », précise un autre carde du FPI ayant requis l’anonymat. Et d’ajouter : « les Procès-verbaux des réunions hebdomadaires de mobilisation des recettes, les déclarations et les dénonciations librement déposées des promoteurs font foi ».
Rétropédalant les faits, la même source rappelle, par ailleurs, que dans les conclusions de la Commission d’enquête parlementaire, menée avant l’arrivée de Patrice Kitebi aux affaires, sont sans appel. Car, elles mettent à nu des pratiques de rétro-commissions, de corruption, de concussion, de financement des dossiers des projets fictifs, de subvention de complaisance …

QUID DU DEAL J.C KALENGA- G. JACOVIDES ?

Jean-Claude Kalenga aurait-il signé un deal avec M. Georges Jacovides, promoteur et propriétaire de la société Media Print Sprl, aux fins de l’influencer ? « Nenni », réplique tout de suite une autre source qualifiée proche du dossier. « Débiteur du FPI de près de 3 millions de dollars usd, le numéro 1 de Media printsprl est poursuivi par devers le parquet général de la Gombe pour des faits mis à sa charge. Par conséquent, les accusations faisant état d’une rencontre entre J.C Kalenga et G. Jacovides procèdent d’une imagination créatrice de leurs auteurs en mal de positionnement et à la recherche de l’électrochoc. »
On apprend aussi que G. Jacovides aurait fait, auprès des officiers du Ministère public,des déclarations aux odeurs de révélations troublantes, contre l’Adg honoraire du FPI. Cependant, les proches de l’actuel comité de gestion refusent de jouer le jeu de leurs pourfendeurs, précisant que lesdites dépositions et déclarations libres de M. Georges Jacovides, n’engagent que son auteur. En tout cas pas, Patrice Kitebi et son équipe.
En ce qui concerne les titres de propriété « Angyk »,« Jésus Seul », « Tradexim », il nous revient d’apprendre qu’au moment du déroulement des faits en 2011-2013, le Directeur Kalenga s’occupait du coffre-fort. C’est donc lui qui avait constaté, lors d’un contrôle de routine, la disparition de 3 titres hypothéqués du projet « Angyk ». Perturbé, il avait aussitôt initié des lettres d’opposition et de demande d’établissement des duplicatas en remplacement des titres disparus. Il s’agit là, d’une vérité historique que les détracteurs des actuels gestionnaires du FPI ne sauraient sans doute pas attaquer. Toujours en rapport avec ce dossier, on apprend que le Conservateur de Lubumbashi avait fait droit à la requête du FPI, en établissant d’autres titres inscrits en bonne et due forme au coffre-fort du FPI, en annulation de ceux disparus. Ce, conformément aux lois et règlements qui régissent ce secteur et qui sont encore d’application.
Quant au titre se rapportant au projet « Jésus Seul »,le FPI lève toute équivoque. « M. Jean-Claude Kalenga n’a jamais participé, de quelque manière, au traitement de ce dossier. A preuve, il existe une décision de classement sans suite pour cause des faits non établis à sa charge au Parquet Général de Kinshasa-Matete ». En ce qui concerne le dernier titre disparu pendant la gestion du coffre-fort par M. Michel Kayembe, il nous revient d’apprendre que l’instruction du dossier poursuit son cours normal au Parquet Général de la Gombe. Moralité, les gestionnaires actuels du FPI s’interdisent de s’immiscer dans cette phase pré juridictionnelle. Bien au contraire. On préfère s’en remettre au Ministère Public, ayant la pleine compétence de traiter le dossier. Seul donc, le Ministère public qui, à ce stade d’instruction du dossier, peut décider qui il peut arrêter ou laisser en liberté pendant son instruction.
Tout bien considéré, le FPI attire l’attention de l’opinion à ne pas se laisser distraire par ce qui ressemble à une théâtralisation des faits, délibérément orchestrée par des personnes autour desquelles se resserrel’étau. Pour les dirigeants du Fonds, l’heure n’est donc plus à ce genre de folklore infâme. Le curseur est plutôt placé au bon endroit. A savoir : le redressement de cette entreprise du Portefeuille et la préparation des programmes de financement autour des projets s’inscrivant dans la droite ligne du développement des chaînes de valeurs. Laurel KANKOLE

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