Un vent de théologie de la libération ?
mardi 13 février 2018

Il est, à l’évidence, prématuré d’assimiler l’activisme ambiant du clergé kinois à la théologie de la libération qui avait fait florès en Amérique latine. A ce stade, ce serait même se payer des mots que de comparer les manifs conduites par le désormais célèbre Comité Laïc de Coordination (CLC) sous la férule de l’Archevêque de Kinshasa et les contestations des prêtres latino-américains des années 70 et 80.
Ce, au nom précisément de la théologie de la libération. Ce courant de pensée théologique doublé d’un mouvement socio-politique dont le but était de rendre leur dignité au "petit peuple", aux parias, aux laissés-pour-compte, bref aux pauvres.
Il n’en demeure pas moins qu’ici aussi les prélats prennent la tête de la fronde en brandissant notamment la misère du plus grand nombre. Ce n’est pas tout. Le clergé appuie le CLC dans une démarche dont la finalité est le changement politique.
Au demeurant, l’Archevêque de la capitale et son successeur virtuel justifient leur implication dans les actions des Laïcs par la dimension sociale et économique de l’évangélisation. Laquelle doit concerner l’homme dans toutes ses dimensions. L’Eglise ne pouvant ni se taire face aux inégalités et autres injustices, ni fermer les yeux sur la dégradation continue des conditions de vie des populations.
Reste qu’en s’affichant un peu plus avec des forces politiques dont la vocation et donc les motivations ne sont pas toujours désintéressées, le clergé court le risque de faire le lit d’un groupe politique. Ce qui ferait mauvais genre. En tout cas, ça sonnerait mal.
Au seuil de son Pontificat, lors de sa première visite au Mexique, le Pape Jean-Paul II mettait déjà en garde contre les dérives possibles de la théologie de la libération. Tout en soutenant la démarche visant à lutter contre la pauvreté et l’exploitation, le Saint-Père y était allé de son bémol : "Vous êtes des guides spirituels, pas des dirigeants sociaux ni des cadres politiques ou des fonctionnaires d’un ordre séculier". Façon pour le Souverain pontife d’alors de rappeler le rôle spirituel et non politique des membres du clergé. José NAWEJ

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