RDC : Amy Ambatobe explique le bien-fondé de la levée du moratoire sur les fôrets
jeudi 16 novembre 2017

Participant à la COP23 à Bonn, le ministre de l’Environnement et développement durable, Amy Ambatobe, s’est expliqué, devant les acteurs de la société civile et ONG internationales, sur la question de la levée du moratoire sur les forêts de la République démocratique du Congo. Cette mesure, prise depuis 2002, était au cœur d’un atelier de réflexion initié, cette semaine, par le gouvernement.

D’après le ministre, cette situation s’explique notamment par la limitation, d’exploitation des ressourcesforestières, la gouvernance du secteur et la restriction d’attribuer des nouvelles allocations forestières aux nouveaux exploitants.
"Ce moratoire tire ses origines des graves faiblesses de la gouvernance de forêts, ainsi que du passé problématique de l’attribution des titres forestiers. Aujourd’hui, plusieurs arguments plaident en faveur de la levée de ce moratoire" a-t-il précisé.
Pour lui, le secteur forestier de la RDC est confronté à de redoutables défis. Par conséquent, les recettes publiques générées par ce secteur sont considérablement inférieures aux taux officiellement évalués.
"Quinze ans après la suspension de l’octroi des allocations forestières, beaucoup de voix se sont levées pour réclamer la fin de ce moratoire. Un autre son de cloche exige le maintien de ce dernier, alors que les préjudices subis par le pays du fait du maintien de cette décision sont énormes en comparaison avec d’autres pays du bassin du Congo" souligne, le ministre.
Aux dires d’Amy Ambatobe, l’unique volonté du peuple congolais et de son Gouvernement est de voir la ressource forestière et son potentiel économique devenir une nouvelle locomotive du développement national.
Dans un pays confronté aux multiples difficultés financières dues notamment à la baisse de cour des matières premières, la levée du moratoire sur les forêts congolaises est un impératif pour aider à élargir l’assiette fiscale afin de contribuer au trésor public.
Cela jouera aussi dans la réduction de l’exploitation forestière artisanale non contrôlé, à la maitrise du suivi et du contrôle des opérations illégale, ainsi que la création d’emplois décents et d’unités de transformation plus poussées du bois susceptibles de donner une plus-value aux produits issus de l’exploitation forestière congolaise.

PERTES ET PREJUDICES SUITE AU MORATOIRE
Les préjudices subis par le pays du fait du maintien du moratoire sont énormes, indique le patron de l’environnement. Entre autre l’immobilisation de 11 millions d’hectares des forêts de production permanente, constituant un manque à gagner de l’ordre de 6,5 millions de dollar us sur les redevances annuelles de superficies.
A signaler qu’il y a 2 milliards de dollar us de perte de la production forestière annuelle sous régime d’aménagement durable et également 2 milliards de dollar us de perte annuelle de paiement de services environnementaux dû à la conservation de stocks de carbone pour ces forêts devant être exploités sous plans d’aménagement.
A cela s’ajoute également, l’empêchement de nouveaux acteurs d’entrer sur le marché d’exploitation de ressources forestières. Ce qui a sans nul doute contribué à l’émergence d’un "secteur artisanal semi-industriel", soumis à moins de contrôle et jouissant d’une impunité, tout en contribuant moins au développement du pays que le secteur industriel, faisant perdre à la République d’importantes recettes fiscales et non-fiscales de plus de 50 millions de dollar us.

GENESE DU MORATOIRE

Depuis quelques années la RDC a déclenché une série des réformes visant à assainir le secteur forestier et à le rendre plus contributif au développement socioéconomique national. Pour consolider cet élan des réformes, un moratoire portant suspension de l’octroi des allocations forestières a été décrété en 2002 et renforcé en 2005.
Toutefois, cette mesure transitoire avait ouvert une brèche, en posant des conditions à remplir pour la levée dudit moratoire. Il s’agit entre autre, de la conversion des anciens titres d’exploitation forestière en contrats de concessions et le développement d’un processus de planification géographique triennale de futures attributions.
Fyfy Solange TANGAMU

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