LA SEMAINE PROCHAINE A NEW-YORK
Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit à nouveau sur la crise en RDC
mercredi 4 octobre 2017

Le Conseil de sécurité de l’ONU prépare en ce moment une autre réunion sur la RDC qui doit se tenir à son Etat-major basé à New-York, dans le Palais de verre. C’est le secrétaire général de l’ONU, le Portugais Antonio Guterres qui livre cette infirmation hier à la presse à partir de New-York.

Il ajoute en argumentant que compte tenu de la situation critique que connaît la RDC et les nombreuses incertitudes qui pointent à l’horizon, il n’est pas question de réduire d’un iota les effectifs des Casques bleus de la MONUSCO. Le moment ne s’y prête pas du tout estime-t-il.
C’est cette position qu’Antonio Guterres va défendre devant le Conseil de sécurité lorsqu’il fera le point sur la situation politique en RDC et l’évolution du processus électoral. Quand on sait que le processus électoral lui-même qui est à l’ordre du jour de réunion du Conseil de sécurité connait une impasse en rapport avec la date du 31 décembre 2017 retenue dans l’Accord de la Saint-Sylvestre comme cette des élections.
On peut rappeler qu’à chacune de ses rencontres comme à la dernière en date, le Conseil de sécurité de l’ONU a toujours réitéré à la CENI sa demande de publier instamment le calendrier électoral conforme aux dates fixées dans l’Accord du Centre-interdiocésain. Il en sera sans nul doute de même à la rencontre projetée la semaine prochaine.
Il ne pourrait en être autrement lorsqu’on sait que lors de la 72ème session ordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU il y a deux semaines à New-York, le même Conseil de sécurité avait convoqué en marge une réunion spéciale sur la RDC présidée par Antonio Guerres, le secrétaire général de l’ONU. Au nom du Conseil de sécurité de l’ONU, une déclaration a été publiée.
On lit dans ses lignes entre autres préoccupations que l’ONU demande pour la énième fois à la CENI de publier immédiatement le calendrier électoral. Celui-ci doit tenir compte des délais prescrits dans l’Accord de la Saint-Sylvestre qui tombent au 31 décembre 2017.
On sait que pour que la CENI respecte cette date pour l’organisation des élections, il eût fallu qu’elle convoque le corps électoral au 1er octobre en cours, donc il y a trois jours. Ce qui n’a pas été fait. Il s’en déduit comme conséquence que les élections n’auront pas lieu au 31 décembre 2017. Les raisons de ce report de fait sont données par la CENI par le biais de Rapporteur Jean-Pierre Kalamba.
La principale est que la centrale électorale n’a pas encore le corps électoral à convoquer. Car, elle continue l’opération préélectorale d’inscription des électeurs sur les listes électorales ou enrôlement dans l’ancien Kasaï Occidental (Kasaï central et Kasaï). Il est prévu que cette opération aille jusqu’en décembre 2017. Après interviendra l’opération de consolidation des listes pour y extraire les doublons, les mineurs et autres irrégularités.
En ce qui concerne la loi sur la répartition des sièges qui est une annexe à la loi électorale, elle ne pourrait être votée au Parlement qu’à l’issue de l’opération de l’enrôlement des électeurs. Or, sans cette répartition des sièges, la CENI est dans l’impossibilité d’organiser les législatives dans toutes les circonscriptions électorales. Là, on est déjà en 2018.
Pourtant du côté de la Communauté internationale, de la CENCO qui assuré la médiation des négociations du Centre-interdiocésain ainsi que de la plupart des experts électoraux de la Société civile ou au " Rassemblement ", on persiste et signe. Il est bien possible de respecter les délais de l’Accord de la Saint-Sylvestre et organiser les trois scrutins prévus au 31 décembre.
D’autres experts électoraux proposent à la CENI de tenir uniquement la seule présidentielle. D’autant que cette dernière n’a qu’une seule circonscription électorale, le territoire national. La présidentielle n’a donc pas ce préalable de répartition des sièges comme aux législatives. A ceux-là, la CENI répond invariablement qu’elle est en train d’exécuter l’Accord du Centre-interdiocésain et que celui-ci lui impose trois élections en une seule séquence, en un jour la présidentielle, les législatives et les provinciales.
KANDOLO M.

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