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TENSION HIER DANS LE SECTEUR DE L’ENSEIGNEMENT
Coups de feu à l’Upn, paralysie dans certaines écoles de Kinshasa
lundi 25 septembre 2017

{{Le ciel a été nuageux hier lundi 25 septembre, sur le campus de l’Université pédagogique nationale (UPN). Des étudiants protestant le non traitement de leurs recours après délibération de la première session des épreuves, ont envahi la rue pour manifester leur mécontentement. Le ton a monté aux environs de 10h30’, lorsque des étudiants en colère, ont barricadé la route de Matadi. Du coup, l’ordre public a été troublé et la circulation, momentanément perturbée, rapporte Radio Okapi qui a contacté des sources sur place. }} Selon des sources policières citées par la radio onusienne, les manifestants ont endommagé des bus de la Transco et brûlé certains véhicules des particuliers. Aussitôt alertés, des éléments de la Police nationale congolaise (PNC), dépêchés sur le site, ont recouru au gaz lacrymogène, avant de tirer en l’air pour dissuader les manifestants. « L’objectif a été de repousser les étudiants et les obliger à regagner l’intérieur de leur campus »,déclare au média onusien à Kinshasa, le Général Sylvano Kasongo, Commissaire provincial de la police de Kinshasa, avant de rassurer que la situation est sous contrôle des hommes en kaki bleu. «Les étudiants ont leurs problèmes internes. Mais, au lieu de rester à l’intérieur de leur site, ils sont sortis…Ils ont barré la route…Ils ont caillassé des véhicules. Il y a beaucoup de dégâts matériels sur les bus TRANSCO et d’autres véhicules privés. Alors, la police est intervenue. Nous avons rétabli l’ordre public», dit-il.Dans cette confusion, des sources indépendantes ont renseigné que deux élèves touchés par balle perdue, auraient succombé à leurs blessures. Cependant, aucune source officielle n’a confirmé cette information hier. Contactés par notre consœur, quelques étudiants affirment que les manifestants protestaient contre le fait que leurs recours en délibération de la première session n’ont pas été traités par le corps académique. Pour les concernés, ce refus des enseignants d’examiner leurs requêtes en recours, les exposait au risque d’un ajournement certain, du fait que les épreuves de la deuxième session venaient à peine de commencer. Et même pour ces examens de repêchage, on apprend que le corps enseignant n’émet pas sur la même longueur d’ondes. Si certains y sont favorables, d’autres disent carrément niet à l’organisation de la seconde session des épreuves. «Certains professeurs ont la bonne foi de commencer la deuxième session, d’autres non », a déploré l’un des étudiants se recrutant parmi les manifestants. {{ LA RANCON D’UN BRAS DE FER GOUVERNEMENT-PROFESSEURS}} Le mécontentement hier des étudiants de l’Upn, est une conséquence logique de la grève des professeurs de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) et de l’ex-IPN, déclenchée depuis plusieurs semaines. Jeudi 14 septembre, le corps enseignant de ces deux établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire, avait décidé de radicaliser leur mouvement de grève, au motif que le gouvernement continuait encore à faire la sourde oreille à leur cahier des charges. Suite au mécontentement des profs de ces deux institutions, les examens de la deuxième session, initialement prévus pour le 11 septembre, ont été reportés. A l’UPN, un communiqué affiché aux valves sous la signature du Secrétaire général académique, fixait le démarrage desdites épreuves au 25 septembre. Donc hier. Par contre à l’ex-Université Lovanium, certains étudiants attestent que les examens de la deuxième session devraient normalement commencer à partir de lundi 18 septembre. Mais, le jour-J, les étudiants admis à ces épreuves ont remarqué que les bureaux des professeurs étaient hermétiquement fermés devant eux. D’où, leurs inquiétudes, face aux menaces certaines d’un calendrier académique perturbé. Compte tenu de cette situation, les étudiants de l’Unikin et leurs camarades de l’Upn se considèrent, désormais, comme la fameuse herbe qui paye le lourd tribut de la bataille de deux éléphants. Aussi, ont-ils exhorté les dirigeants du pays, en l’occurrence les membres du Gouvernement directement impliqués dans leur secteur, à trouver une issue à cette grogne des enseignants de l’ESU qui n’aura que trop duré. Car, ont-ils déclaré dimanche 17 septembre, qu’ils subissent les conséquences de ce conflit au sommet, avec tous ses effets collatéraux.« Nous demandons que le Gouvernement puisse faire en sorte que les professeurs ne puissent plus aller en grève ; parce que c’est nous qui perdons. C’est nous qui sommes préjudiciés. Nous sommes vraiment en retard et voulons finir l’année académique 2016-2017. Nous demandons surtout au Gouvernement de faire diligence afin d’apaiser nos Profs », avait plaidé un étudiant. Toutefois, il y a lieu de noter que même dans les milieux des enseignants de l’Upn et de l’Unikin, le mot de grève lancé par leurs bancs syndicaux respectifs est observé à double vitesse. Pour preuve : certains professeurs sont présents et disposés à s’acquitter de leurs obligations académiques. Ce, en dépit de la radicalisation de la grève. A titre d’illustration, un étudiant de l’Unikin s’exprimant au micro de Radio Okapi, renseigne que les examens de la deuxième session se déroulent normalement dans certaines facultés. « Certains enseignants de l’obédience du pouvoir, bien que solidaires avec leurs collègues, n’ont pas cependant jugé opportune la grève actuelle. Ceux-là font passer leurs examens. Par contre, dans d’autres filières, les autres Profs ne vivant que de la craie, trouvent en ce débrayage, le moyen de faire pression sur le Gouvernement aux fins d’améliorer leurs conditions sociales », ironisait un étudiant de l’UNIKIN. Est-ce à penser que la grève des enseignants couve en elle des gênes d’une affaire politisée? Trêve de supputations ! Tout bien considéré, les tirs hier à l’Upn et la paralysie observée le même jour dans certaines écoles de Kinshasa, à la suite d’appel à la grève des principaux syndicats (SYECO et Synecat), sont la preuve qu’il existe une tension réelle dans le secteur de l’Enseignement en RD Congo. {{Grevisse KABREL}}
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