« Le G7 et l’aile radicalisée du Rassop veulent se passer des élections pour un putsch », dixit Atundu
jeudi 14 septembre 2017

Mesdames, Messieurs,

Depuis la mémorable journée du 31 décembre 2016 où est intervenue, en pleine nuit tropicale, la signature de l’Accord politique dit de la St Sylvestre entre les signataires et les non signataires de l’Accord de la cité de l’Union Africaine, toute la nation vit au rythme de la mise en œuvre dudit Accord.

Dans cette ambiance, la signature de l’arrangement particulier est apparue comme une avancée majeure dans le processus du règlement du malentendu politique sur la volonté du Président KABILA d’organiser les élections conformément aux dispositions de la Constitution en vigueur en République Démocratique du Congo.
Ainsi, l’Arrangement particulier, signé quelque mois plus tard grâce à l’engagement personnel du Président KABILA, devrait couronner la cohésion de la classe politique congolaise autour de l’organisation des élections.
Malheureusement, certains leaders du Rassemblement aux aguets ont profité de la disparition inopinée de leur leader Etienne TSHISEKEDI pour torpiller cette œuvre commune et en modifier la mission.
Seuls la détermination du Président KABILA et l’engagement de la Majorité, aidés en cela par les patriotes passionnés du Congo et de la démocratie véritable, ont pu sauver les meubles.
La déclaration du Président de la CENI sur la fin imminente de l’enrôlement avec l’opération dans les 2 Kasaï est une véritable lueur de l’aurore annonçant la levée prochaine et certaine de la Journée électorale. Au lieu de réjouir, cette nouvelle agace les leaders de l’opposition radicalisée et les négationnistes du G7.

LA MAUVAISE FOI DE CERTAINS ACTEURS EUROPEENS
Ne sachant comment continuer leur opération de déstabilisation et de désinformation du peuple congolais pour atteindre leur objectif d’installer en RDC un régime putschiste en faveur de leurs alliés et poulains, certaines personnalités Européennes de premier plan prennent la relève en menant de basses manœuvres au plan international pour obtenir la condamnation de la RDC à l’occasion de la session des Nations Unies du 18 septembre au motif fallacieux que le Président KABILA n’a pas respecté la mise en œuvre de l’Accord de la St Sylvestre et de l’Arrangement particulier.
Et pourtant tous les faits en présence contredisent leur folle prétention et vident de son sens leur argumentation caractérisée par une mauvaise foi manifeste.
1. La normalisation de la situation à Kinshasa et au Kasaï après les attaques de la prison de MAKALA par des éléments de BUNDU DIA KONGO et de KAMUENA NSAPU ainsi que l’arrestation des principaux chefs de bandes ;
2. La nomination d’un Premier Ministre du Rassemblement conformément à l’Accord du 31 décembre 2016 ;
3. La mise à disposition sans faille par le gouvernement des fonds nécessaires pour organiser et achever l’opération de l’enrôlement électoral sur l’ensemble de la République à la satisfaction de la CENI.
Ainsi est remplie la condition sine qua non pour élaborer un chronogramme et un calendrier électoral dès lors que les contraintes législatives seront éliminées.
La preuve est donc faite que le Président KABILA, Garant de la Nation, qui a reçu de façon démocratique mandat du peuple de vouloir et d’agir en son nom, a tenu compte de l’aspiration profonde du peuple congolais à des élections crédibles et apaisées.
Malgré tout, certains personnages de la Communauté Internationale vont à contre sens des leaders africains, réunis au sein des organisations continentale et régionales comme l’Union Africaine, la SADC ou la CIRGL qui soutiennent les efforts et les initiatives du Président KABILA. Ils n’hésitent pas à torpiller, contre toute rationalité démocratique, les efforts de tout un peuple pour sortir du tunnel de l’incertitude politique et éloigner le spectre de la violence grâce à des élections fiables.
L’on est alors en droit de se poser au moins deux questions :
1. Des telles personnalités occidentales visent-elles réellement l’intérêt de la démocratie et du peuple congolais ?
2. Est-il raisonnable de chercher à imposer une solution européenne à un problème purement congolais ?
En tout état de cause, la Majorité Présidentielle soutient sans réserve les efforts du Président KABILA à instituer avec tous les Etats des relations de partenariat basées sur une solidarité responsable et non sur la crainte d’un châtiment infondé et qui pénalise la population congolaise qui se bat légalement pour sa souveraineté.
Enfin, aujourd’hui, on ne peut nier sans mauvaise foi que le Président Joseph KABILA KABANGE est résolument engagé dans la mise en œuvre intégrale de l’Accord du 31 décembre 2016 et de l’Arrangement particulier, contrairement aux leaders du G7 et du Rassemblement qui tentent en vain par toutes sortes de manège et manœuvre d’éloigner la perspective des élections sous l’œil complaisant de leurs complices au sein de la Communauté Internationale.

INSTRUMENTALISER LA JEUNESSE POUR RENVERSER ...

Mesdames et Messieurs des médias,
Dans tous les pays du monde et ce depuis les temps immémoriaux, chaque communauté humaine a toujours considéré la jeunesse comme la prunelle de ses yeux. Un soin particulier a toujours été accordé à son sort et à son éducation. Cette logique a conduit Charlemagne à créer l’école ; poussant la même logique jusqu’au bout, les Athéniens n’ont pas hésité à condamner Socrate à mort au motif de corrompre la jeunesse.
Il en est de même en République Démocratique du Congo où cette préoccupation est traduite par l’apophtegme « LA JEUNESSE C’EST L’AVENIR DU CONGO, LA JEUNESSE C’EST LE CONGO DE DEMAIN ».
L’on comprend dès lors la prompte et légitime réaction des Autorités congolaises lorsque des groupes de jeunes comme LUCHA ou FILIMBI agissent contre l’intérêt de la communauté nationale sous l’emprise et la direction d’un génie du mal.

UNE SOLUTION EUROPEENNE AU PROBLEME CONGOLAIS ?

L’on ne peut, en effet, qualifier autrement l’américain SOROS qui instrumentale la jeunesse du Congo pour atteindre le véritable objectif de son action à savoir, renverser le pouvoir légalement et régulièrement élu, par des moyens insurrectionnels.
En l’espèce, la République Démocratique du Congo n’est pas le seul pays soucieux de sauvegarder sa souveraineté.
Pour preuve : le succès récolté par la pétition sur le site de la Maison Blanche pour La forcer à mener des investigations sur SOROS et les organisations qu’il finance comme Global Witness et Human Right Watch.
La récente publication intitulée « LES RESEAUX SOROS EN AFRIQUE » a mis à nue et dénonce l’action nocive de Monsieur SOROS en Afrique ; dans ce contexte, ont été révélées les relations troublantes entre Monsieur SOROS et Monsieur Moïse KATUMBI qui ne recule décidément devant aucune compromission pour trahir son pays.
Ce vent, venu de l’occident, a mis la puce à l’oreille de la Nogec qui a saisi la justice congolaise en demandant au Procureur Général de mener des investigations sur l’origine des fonds qui financent le G7, le RASSOP, la LUCHA, FILIMBI et ACAJ.
Pendant ce temps, le Garant de la Nation poursuit imperturbablement son œuvre d’assainissement de la vie politique congolaise notamment en autorisant, ce 05 septembre à Brazzaville, l’adhésion de la République Démocratique du Congo au GABAC -Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique Centrale- et en organisant à Kinshasa le Forum national sur la réforme du système fiscal en RDC.
Quant à la République Démocratique du Congo, le peuple est avisé : le Garant de la Nation n’est pas prêt à baisser la garde dans sa croisade pour le bonheur du peuple congolais, la sauvegarde de la souveraineté nationale sur la base de son statut et son rôle constitutionnels.
En conclusion, la Majorité Présidentielle saisit cette occasion pour rappeler publiquement à l’opinion que depuis le 31 décembre 2016, il existe un consensus sur deux Instruments Juridique et politique pertinents à savoir la constitution en vigueur pour garantir la continuité de l’Etat dans l’exercice du pouvoir et l’Accord politique du 31 décembre 2016 qui trace une feuille de route consensuelle sur le renouvellement de la classe politique par la bonne fin du processus électoral.
En démocrate, le Président KABILA se conforme aux dispositions de ces deux instruments juridico-politique.
Dès lors, il est évident que ceux qui parlent de la crise de légitimité, évoquent la perspective d’une Transition, envisagent d’écarter le Président KABILA du pouvoir sans élection ne visent qu’à remettre en cause la Constitution et l’Accord de la St Sylvestre pour déstabiliser tout le processus électoral.
Le comportement paradoxal de G7 et de l’aile radicalisée du RASSOP, pourtant chantres du respect de la Constitution et signataires de l’Accord du 31 décembre 2016, n’est pas étonnant. Il met à nue l’intention véritable de leurs auteurs, à savoir se passer des élections pour accéder au pouvoir par putsch.
Heureusement pour notre peuple et notre démocratie, la Constitution a prévu des dispositions en pareil cas pour faire barrage à ce projet cynique des leaders radicalisés du RASSOP et à leur fringale du pouvoir.
Je vous remercie de votre aimable attention.
Fait à Kinshasa, le 13 septembre 2017
Ambassadeur André-Alain ATUNDU LIONGO
Porte-parole

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