TEST D’APTITUDE INTELLECTUELLE AU DROIT
600 candidats en lice au Barreau de Kinshasa/Matete
jeudi 15 juin 2017

Devenir avocat est le rêve de la plupart d’étudiants finalistes en Droit. Cependant, le barreau exige à la fois une grande maitrise des connaissances techniques et un grand talent rhétorique. C’est tout le sens du test d’aptitude intellectuelle de Droit organisé par le barreau de Kinshasa/Matete. Selon le bâtonnier de cette juridiction, Me Coco Kayudi Misamu, au total 600 candidats issus de différents établissements d’enseignement supérieur et universitaire du pays ont pris part à ces épreuves.

Ce test d’évaluation des aptitudes intellectuelles en science juridique a porté essentiellement sur le Droit positif congolais. Des lauréats qui réussiront à ces épreuves dont la proclamation des résultats est attendue pour la semaine prochaine, seront d’office admis au barreau de Matete comme stagiaires avocats, explique le bâtonnier Kayudi,.
Un motif de satisfaction pour tous les sociétaires dudit barreau. Selon le bâtonnier Kayudi, c’est un pari gagné pour sa juridiction, qui entend œuvrer pour la protection juridique et la défense des justiciables en mettant à leur disposition une pléthore d’avocats techniquement compétents.
Avec l’afflux des candidats inscrits à cet énième test d’accès dans la profession d’avocat, le barreau de Matete s’affirme comme l’une des juridictions qui compte le plus d’avocats possibles à travers le pays. Il compte actuellement 4.000 avocats, dépassant ainsi le barreau de Kinshasa/Gombe, voire celui de certains pays africains.

LA QUALITE PLUTOT QUE LA QUANTITE
La Faculté de droit figure parmi des filières qui attirent des milliers des jeunes diplômés d’Etat. Cependant, les conditions dans lesquelles étudient ces jeunes laissent à désirer. A côté du surpeuplement dans les auditoires, ces étudiants font face, tout au long de leur cursus académique, à la corruption érigée en institution inévitable par nombre de leurs enseignants.
« Même si j’étudie je serai obligé au finish de corrompre pour réussir. C’est une condition sine qua non », entend-t-on souvent dire les étudiants. A l’Université de Kinshasa, les locaux qui servaient jadis deréfectoire des étudiants se sont mués en des auditoriums. Fauted’espace, une bonne moitié d’étudiants en 1ère année de graduat suivent les cours en travers des fenêtres.
Ceux qui ne trouvent pas d’espace le long des fenêtres se voient obligés de se regrouper à plusieurs dizaines de mètres de l’auditoirepour suivre les enseignements dispensés au moyen d’un système de sonorisation mis en place à cet effet. Ce tableau indicatif est loin d’être la particularité de l’Unikin. Le constat est le même à l’Unilu et à l’Unikis, pour ne citer que ces établissements.

INAPTITUDE
La baisse du niveau de formation à tous les niveaux du système éducatif congolais a des répercutions criantes sur la prestation des avocats congolais de la dernière pluie. Ici comme là, la population ne cesse de décrier l’inaptitude intellectuelle dont font montre ceux qui passent pour des juristes actuellement à Kinshasa comme dans les provinces.
« Ce qui était scandaleux dans le temps est devenu pratiquement fréquent aujourd’hui. Nous avons affaire à des avocats qui ne maitrisent même pas la langue de Molière et accusent une grande incompétence en matière des connaissances de base en Droit », s’est plaint un quinquagénaire.
Dans le milieu des juristes, les avis sont partagés quant au problème de l’incompétence de ceux qui passent pour des avocats actuellement. Certains de ceux rencontrés attribuent la responsabilité au foisonnement des instituts de formation en Droit à travers le pays. D’autres par contre y voient la complaisance et le caractère corruptif du corps professoral, académique et scientifique.
« Avoir beaucoup de juristes n’est pas en soi mauvais. Mais, ce qui est utile pour le pays c’est d’avoir de bons avocats et magistrats. C’est la qualité non pas la quantité. C’est ainsi que nous devons nous montrer très rigoureux lors du test d’admission au rang d’avocats. C’est le seul moyen qui nous reste pour sauver notre profession, là où nos universités faillissent », a indiqué l’un des vieux avocats du barreau de Kinshasa/Matete. Orly-Darel NGIAMBUKULU

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